Parcours professionnels carrières et rémunérations : un exemple crapuleux de monologue social ! Ppcr, c’est NON !

Fédération Sud éducation
samedi 28 novembre 2015

En septembre 2015, l’Union syndicale Solidaires a massivement refusé de signer le protocole d’accord Ppcr, en dénonçant ses nombreuses dérives :
• revalorisation insignifiante des salaires de la Fonction publique ;
• facilitation de la mobilité contrainte, dans le but d’accompagner la réforme territoriale et de gérer la flexibilité sous fond de réduction des emplois publics ;
• profonde évolution de la gestion du personnel vers plus d’arbitraire, vers l’individualisation et la mise en concurrence des agents.

Le gouverneMENT !

Le protocole Ppcr a été rejeté par Solidaires, Cgt et Fo, qui représentent ensemble 50,2 % du personnel de la fonction publique alors que les syndicats Cfdt, Cftc, Unsa, Fa-fp et Fsu (49,8 %) s’étaient déclarés favorables. M. Valls et Mme. Lebranchu ont pourtant décidé de le passer en force, sans aucun respect de la démocratie sociale ni de la loi (article 1er de la loi du 5 juillet 2010 sur le dialogue social dans la fonction publique). La ministre avait pourtant affirmé, le 1er juillet 2014, dans son discours d’ouverture des négociations, sa volonté de dialogue social, en déclarant : « pour atteindre notre objectif -renforcer et moderniser la fonction publique de carrière- une seule méthode est possible : celle du dialogue social et des engagements réciproques ».
Force est de constater que la ministre n’a pas respecté ses engagements, et foulé aux pieds la démocratie sociale.

La rue rue !

L’Union syndicale Solidaires, scandalisée par des méthodes aussi totalitaires, a interpellé, par lettre ouverte, le gouvernement sur cette façon de procéder illégale qui jette un grave discrédit sur le « dialogue social ». [1]
Il y en a assez de la politique libérale du gouvernement, qui sacrifie les services publics et les agents de la fonction publique sur l’autel de la réduction des dépenses publiques : 54 Mrd d’ici 2017 !
Il y en a assez des méthodes de ce gouvernement qui se permet de passer outre ses propres lois et les règles de la démocratie, mais criminalise la colère légitime des salarié-es touché-es par les licenciements.

Pour que les avancées soient réelles, il faut construire un véritable rapport de force. Quand le gouvernement ment, la rue rue !