Pas d’orientation scolaire au service de tous les élèves sans les CIO et les COP

vendredi 21 mars 2014

Pour un service public d’orientation de l’éducation nationale digne de ce nom

Sud éducation défend une véritable politique de l’orientation scolaire au service de tous les élèves et de leur famille. Nous rappelons à ce titre que le « SPRO en tant qu’émanation du concept d’orientation et de formation professionnelle tout au long de la vie » (loi OFPTLV de 2009) ne correspond pas à nos yeux à une réponse appropriée aux questions sociales (emploi, insertion professionnelle…) qui laminent actuellement notre société. Cette vision réductrice, portée par un facile discours qui établit une relation directe entre difficulté d’insertion professionnelle et orientation scolaire, sert en réalité une dérive utilitariste de l’école, soumise plus que jamais au diktat de l’économie libérale. Il suffit de constater le rôle de plus en plus important joué par le monde de l’entreprise dans les questions scolaires. L’installation, en octobre dernier, du conseil national éducation économie, qui fait la part belle au MEDEF, en est une des dernières illustrations.

Pour permettre aux élèves de construire leur parcours scolaire en prenant en compte un certain nombre d’éléments liés tout autant à leur personnalité en construction qu’à des réalités collectives, Sud éducation considère au contraire que le service public d’orientation de l’éducation nationale doit être renforcé.

Cela passe par :

● Des CIO qui relèvent exclusivement de l’Éducation nationale.

● Un retour au nombre de CIO existant avant les fermetures de ces cinq dernières années et des moyens de fonctionnement décents (en personnels, en locaux et matériels).

● Si « SPRO » il y a, une convention entre autorité académique et régionale qui doit s’inscrire dans un cadre institutionnel national défini par le ministère de l’Éducation nationale et limiter la contribution des CIO à une simple participation à la coordination des acteurs publics de l’orientation, de l’insertion et de la formation professionnelle (à l’image de ce qui existe, de fait, actuellement).

● Des COP affecté-es en CIO et la confirmation de leur statut et de leurs missions définis par le décret du 23 août 2011.

● Un recrutement à la hauteur des besoins pour remédier à l’importante précarisation du corps (titularisation des COP contractuel-les) et pour permettre d’atteindre le ratio de 1 COP pour 400 élèves du second degré.