Préavis de grève « généralistes »
mis à jour vendredi 1er juillet 2011
Le préavis « généraliste » évolue en fonction de l’actualité. Actuellement, il permet de couvrir les personnels travaillant dans les établissements scolaires (enseignants et chercheurs, IATOSS et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employés par le ministère de
l’Éducation Nationale ou le Ministère de l’intérieur, de l’outre mer et des Collectivités Territoriales, ou le Ministère de la fonction publique) qui se mobiliseront :
contre la suppression massive d’emplois décidée par M. Xavier Darcos et
Châtel dans l’Éducation Nationale ;
contre la réforme du lycée de M. Châtel et les projets de décrets sur les
EPLE étendant les pouvoirs des chefs d’établissements et du conseil
pédagogique ;
contre la loi d’autonomie à l’université, la modification du statut des
enseignants-chercheurs, la mastérisation du recrutement et de la formation
des futurs enseignants ;
contre « Base-élèves » qui organise le fichage des enfants ;
contre la suppression des BEP et la généralisation du bac professionnel en
trois ans ;
contre la dégradation des conditions de travail de tous : ajout continuel
de disciplines dans le premier degré, multiplication des réunions hors du
temps de travail, baisse du nombre de jours de congés pour les TOS, les
rapports Pochard et Attali ;
contre la flexibilité (remplacements à l’interne « Fillon - Robien ») et la
précarité (assistants d’éducation, Emplois Vie Scolaire, Contrats Avenir,
Contrats d’Aide à l’Emploi, MAGE et divers CDI, etc.) ;
contre la mise au pas de tous (mise en place des EPEP dans le premier
degré, du conseil pédagogique dans le second degré), y compris pédagogique
(lecture, grammaire, calcul) ;
contre la remise en cause des droits des TOS (affectation, mutation et
congés) ;
contre la répression syndicale et policière (élèves sans papiers,
militants RESF, lycéens et étudiants en lutte) ; pour soutenir R. Veuillet, nous demandons l’application de l’avis rendu le 25/01/2005 par le CSFP,
préconisant l’annulation de la sanction dont il a été victime et la mise
en place d’une véritable enquête administrative permettant le réexamen de
son dossier ; pour soutenir D. Piveteaud, PEMF à Paris, afin que soient
levées les sanctions déguisées dont il a fait l’objet ;
pour refuser les heures de travail gratuit que l’on impose aux personnels
sous prétexte de « journée de solidarité » (ex-« lundi de pentecôte »). la
Fédération SUD éducation dénonce toutes les attaques faites contre le
droit du travail ;
contre toute remise en cause ou limitation du droit de grève (service
minimum, etc.) ;
contre l’article 62 – alinea VIII visant à supprimer le régime actuel des
retraites outremer et le calcul des bonifications pour service fait dans
ces territoires. Pour l’indexation des salaires à Mayotte ;
pour l’abandon du protocole d’inspection des CPE, projeté par l’IGEN établissements-vie scolaire ;
contre le dévoiement des missions des conseillers d’orientation, psychologues et la disparition du service public d’orientation.
Il est faxé au ministère de l’Éducation nationale, à celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à celui de l’intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, ainsi qu’à celui du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
Avec la décentralisation des TOS, ces préavis couvrent les collègues dépendant des collectivités territoriales tout en travaillant dans l’éducation nationale. Il est malgré tout indispensable de déposer localement un préavis auprès des collectivités territoriales (CT) département et région.


