Quelques exemples concrets de la vie des précaires de l’Éducation nationale

samedi 25 mai 2013

Ces exemples sont issus des témoignages et questions des EVS et AVS (toutes des femmes) présentes au stage « Droits des précaires » organisé en Franche-Comté en avril.

La participation aux formations syndicales

Remarque faite à une EVS qui dépose une demande de congé de formation syndicale : « Pourquoi avez-vous besoin de formation ? Vous n’êtes pas bien ici ? Que voulez-vous savoir que je ne vous aie pas déjà dit ? Vous avez à vous plaindre de nous ? » (dixit le chef d’établissement à une EVS)

Les missions

Une AVS a été contrainte d’entrer dans l’eau avec l’élève dont elle s’occupe. Personne ne l’avait jamais informée que cela ne peut être le cas uniquement si l’élève est handicapé et qu’elle le fait dans le cadre d’un PAI (projet d’accueil individualisé) ou d’un PPS (projet personnalisé de scolarisation). Quand elle l’a appris, elle était fortement inquiète, se demandant ce qu’il arriverait en cas de problème. Qui serait responsable ?

La rémunération

Une AVS a vu son salaire amputé d’une semaine sans raison. Elle se renseigne et la personne qui gère les traitements lui dit : « Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas grave, on rectifiera l’erreur le mois prochain. »

Une AVS, qui avait auparavant été EVS est restée sous le régime CPAM parce que son employeur a négligé de faire les démarches pour l’inscrire à la MGEN. Lorsqu’elle a été en arrêt maladie durant une semaine, elle s’est vu retirer trois jours de carence alors qu’elle n’aurait dû en avoir qu’un.

Les relations avec la hiérarchie

Pour la signature d’un avenant, on a vu trois points qui ne respectaient pas le contrat initial : un changement de lieu de travail hors secteur, un délai d’information trop court, non fait par écrit, avec pression pour que la personne signe immédiatement en la harcelant au téléphone et le refus de garder les modulations d’emploi du temps qui avaient été mises en place lors du contrat initial.

Plusieurs AVS ou EVS en charge d’élèves aux comportements difficiles ont subi des coups de la part de ces enfants, des insultes sans que l’administration ne se préoccupe de la violence que cela implique et des conséquences que cela peut engendrer.

Notre syndicat doit être auprès de ces personnels et doit les encourager à créer des collectifs de précaires et doit être prêt à les soutenir. Nous devons mettre en place, chaque année, des stages leur permettant de se rencontrer, de se connaître et de s’informer sur leurs droits. Nous devons plus que jamais les défendre.

Fédération Sud éducation