Relaxe d’un policier à Nantes : adresse au nouveau Président de la République.

jeudi 10 mai 2012

En novembre 2007, un policier cagoulé et casqué, en armure, protégé derrière une grille, expérimentait sa nouvelle arme, un « lanceur de Balles », en ajustant son tir dans l’œil d’un lycéen dans une manifestation.

Le 3 avril 2012, la Justice prononçait la relaxe de ce policier, tireur récidiviste, au tribunal de Nantes.

Est-il possible que nous vivions dans un pays où l’on peut mutiler un jeune homme pour le seul fait d’avoir manifesté pacifiquement ?

Est-il possible que nous vivions dans un pays où la justice refuse de remettre en cause l’utilisation d’armes contre nos enfants et relaxe le policier tireur ?

Est-il possible que la société civile soit laissée dans l’ignorance de ce déni de justice ?

Qui se lèvera pour exiger une justice qui protège vraiment la jeunesse dans l’exercice de ses droits fondamentaux ?

Vous poserez un acte fort, M. le Président, en prenant fermement position dans cette affaire, symbole des attaques qui s’exercent aujourd’hui sur l’ensemble de nos droits :

  1. en réaffirmant le droit constitutionnel d’expression et de manifestation sans avoir à craindre d’être brutalisé, voire mutilé par les forces de l’ordre ;
  2. en signifiant à la police et à la justice que l’impunité ne peut plus être de mise ;
  3. en interdisant immédiatement l’usage de cette arme extrêmement dangereuse ;
  4. en privant ce policier de son port d’arme ;

Signataires : réseau des enseignants du primaire en résistance, fédération SUD Éducation
...

Ce texte est destiné à être publié dans la presse après le deuxième tour des élections.
Si vous souhaitez le co-signer, envoyez un message à contact@resistancepedagogique.org
- si vous êtes un particulier, en précisez votre nom/prénom, qualité, département ;
- dans le cas d’une association, ou organisation syndicale, l’intitulé et, le cas échéant le département...