SUD Culture
mis à jour dimanche 5 décembre 2004

SUD Culture, de par son champ de compétence qui rassemble aussi bien des salariés de droit public que de droit privé (ministère de la culture, spectacle vivant, intermittents, éducation populaire, secteur socioculturel...), se trouve régulièrement confronté aux différents aspects revêtus par une politique patronale (Etat employeur inclus) de remise en cause des droits syndicaux et de répression des militants aujourd’hui en pleine expansion.
Du fait des règles iniques actuelles en matière de représentativité, la première des attaques patronales que subit notre organisation syndicale, à l’exemple d’autres, vise à empêcher la présence même d’une représentation SUD Culture au sein de divers secteurs ou entreprises (souvent sous l’œil bienveillant, sinon avec la complicité, de certaines organisations syndicales). Si désormais, du fait de nos résultats électoraux, l’obligation de devoir prouver notre représentativité n’est plus de mise au sein du ministère de la culture, cette législation constitue un frein important pour notre développement dans le secteur privé - tant ces règles rendent souvent " professionnellement suicidaire " la mise en avant des salariés désireux de nous rejoindre.
Si le fait de franchir ce premier cap - grâce aux décisions des tribunaux et aux votes des salariés - peut parfois suffire à calmer les velléités de nuisance de certains employeurs à l’encontre de notre organisation et des militants concernés, la panoplie de pressions et de répressions déployée par d’autres une fois notre présence actée reste vaste.
S’agissant du ministère de la culture, nous assistons depuis plusieurs années à la mise en place d’un véritable attirail visant à restreindre au maximum le droit de grève et plus particulièrement à empêcher toute >fermeture (ou gratuité) de certains musées et sites (aussi symboliques... que lucratifs) lors de mouvement collectif (quitte d’ailleurs à ce que les directions concernées maintiennent ceux-ci ouverts au mépris des règles de sécurité). Pour cela l’administration n’hésite plus à intervenir directement lors des assemblées générales du personnel, à faire appel à des huissiers afin d’identifier nominativement les salariés présents sur des piquets de grève, à poursuivre devant les tribunaux (avec astreintes financières) les organisations syndicales concernées, à se montrer le plus rigide possible dans le calcul du nombre de jours de grève à défalquer des salaires... Par ailleurs, en dehors de ces périodes de mobilisation, l’administration n’est pas la dernière lorsqu’il s’agit dans son fonctionnement au quotidien de freiner ou de sanctionner sournoisement certains militants syndicaux à travers l’exercice et le déroulement de leur vie professionnelle. Attitude sournoise qui reste souvent difficile à démontrer tant celle-ci se masque derrière une façade de justificatifs se voulant évidemment uniquement professionnels.
Les pressions et la répression à l’encontre de certains de nos militants sont encore plus récurantes et fortes dans différents secteurs du privé où tous les moyens sont mis en œuvre pour essayer de faire craquer les salariés concernés et les amener à quitter l’entreprise. Ainsi, dans des structures tels la Fédération française des maisons des jeunes et de la culture (FFMJC) ou les cinémas MK2, plusieurs militants de SUD Culture se sont retrouvés victimes pendant de longs mois d’une véritable politique de harcèlement visant à rendre toute vie professionnelle impossible. Au final, à défaut de départ " volontaire ", c’est la moindre vétille professionnelle qui est montée en épingle par l’employeur pour servir d’alibi au déclenchement d’un processus de licenciement (d’ailleurs, force est de constater un laxisme - plus présent que par le passé nous semble-t-il - de la part de certains représentants de l’Inspection du travail vis à vis des procédures abusives initiées contre ces salariés protégés !).
La multiplication et la diversification des attaques à l’encontre de notre organisation et de ses militants démontrent que la lutte syndicale dérange un patronat bien décidé à profiter du contexte général actuel pour intensifier encore plus sa politique de régression sociale.

