Salaires

Inflation + 2,2% Salaires + 0,5%
 janvier 2001
mis à jour lundi 4 avril 2005

Plusieurs réunions ont déjà eu lieu entre les syndicats de fonctionnaires et le Ministre de la Fonction publique. Résultats : une augmentation ridicule de 0,5 % au 1er décembre 2000 (soit 1,50 F par jour pour un salaire moyen) et une proposition de 1,2 % au titre de 2001 et 2002. Certes, Sapin a décidé de réformer le système d’avancement des fonctionnaires mais sans augmenter significativement la valeur du point d’indice. Par ailleurs, la grille des salaires, dans l’Éducation nationale, laisse toujours apparaître d’énormes disparités entre corps, tant du point de vue des salaires que de celui du déroulement de carrière, et maintient l’existence de salaires de misère en dessous du SMIC, au SMIC ou de peu au dessus du SMIC. Cela est plus particulièrement fréquent chez les ATOSS et les précaires. Or, comment peut-on vivre décemment avec de tels salaires ? A titre d’exemple, un ouvrier professionnel, au 2ème échelon, gagne (primes de salissure, de travaux dangereux et indemnités de résidence incluses) 6 201 F net par mois...

Sud éducation revendique

- une augmentation uniforme ou en points d’indice des salaires ;
- la titularisation sans condition de concours ni de nationalité des précaires ;
- la reconnaissance des diplômes, des acquis professionnels et des fonctions réellement exercées ;
- un déroulement de carrière identique pour tous au rythme le plus favorable (comme c’est le cas pour les inspecteurs de l’Éducation nationale) ;
- la simplification des grilles de salaires et la réduction des disparités de traitement, la suppression du système des bonifications indiciaires, l’intégration des nouvelles bonifications indiciaires et des primes dans les salaires ;
- l’intégration automatique et sans perte des acquis (retraite et indemnités logement) des instituteurs dans le corps des professeurs des écoles (à travail égal, salaire égal) ;
- l’intégration du corps des OEA (composé majoritairement de femmes) dans celui des OP (recrutés sur les mêmes critères, mais uniquement composé d’hommes) ;
- pas de début de carrière en-dessous de 8 500 F net par mois.

Il faut un autre partage des richesses

Dans le cadre des négociations actuellement en cours, le strict maintien du pouvoir d’achat exigerait une augmentation immédiate de 2,2 %. De plus, les fonctionnaires, comme l’ensemble des salariés, doivent bénéficier des retombées de la croissance. Les profits continuent d’exploser, alors que la part des salaires dans la richesse nationale se réduit chaque année. En près de vingt ans, la richesse du pays a progressé de 98 %, la valeur du point d’indice dans la fonction publique, elle, n’a progressé que de 35 % !

Dans ces conditions, Sud éducation a appelé à la grève le 18 janvier dernier comme l’ont fait d’autres syndicats de l’Union syndicale "Solidaires" (dans les Finances, à la Poste et à France Télécoms, dans la Santé, les Collectivités territoriales etc.). Il faut un autre partage des richesses. Aussi, nous estimons qu’il est nécessaire de maintenir la pression sur le gouvernement pour l’obliger à répondre positivement à nos revendications. Cela pourrait, en outre, constituer un effet d’entraînement pour le privé et contraindre les patrons à lâcher du lest sur les salaires. Il s’agit également d’imposer une augmentation des minima sociaux qui soit autre chose qu’une aumône comme c’est le cas avec les 2,2 % accordés au 1er janvier 2001 (soit le prix d’une demie baguette par jour !).

Des salaires misérables pour les uns, insuffisants pour la plupart des autres

Profession Début de carrière Fin de carrière
O.E.A. et Magasiniers de bibliothèque 7 089 8 923
O.P. 7 200 9 313
Instituteurs 8 034 14 289
Professeurs (1er 2nd degrés) 9 646 18 264
Maîtres de conférence 12 593 22 796

O.E.A. : Ouvriers d’Entretien et d’Accueil - O.P. : Ouvriers Professionnels

Salaires bruts en francs