Si le MEDEF arrêtait de se gaver, tout le monde pourrait bosser !

mardi 5 décembre 2017
mis à jour mercredi 6 décembre 2017

Tandis que Bernard Arnault, Dassault ou Total défiscalisent des milliards sur le dos des travailleur-ses et des précaires (Paradise Papers), le MEDEF joue à « vis ma vie de patron- ne » avec des élèves de collèges dans des mini entreprises, développe des supports
ludiques pour apprendre le fonctionnement d’une banque en classe, organise des déjeuners « les boss invitent les jeunes »… autant de dispositifs qui visent à adapter l’école au monde de l’entreprise et « rendre les jeunes 100% employables »

Luc Johann, recteur de l’académie de Lille

- « Chefs d’entreprises, vous êtes les bienvenus. Nous voulons absolument travailler avec vous pour répondre ensemble aux besoins du pays. C’est ma mission quotidienne » Valenciennes, le 21/11/2016
Alors que le MEDEF se donne des allures de sauveur humaniste et providentiel d’un « système éducatif à bout de souffle » qui « génère 100 000 décrocheurs par an ainsi qu’un taux de chômage de 25% chez les jeunes », on constate au quotidien les désastres de son action dans le monde du travail (1 million d’emplois promis et non créés contre un cadeau de 20 milliards du CICE) autant qu’à l’école :

  • appauvrissement de l’enseignement qui se réduit à une douzaine de compétences de base pour favoriser « l’employabilité » et « l’adaptabilité »
  • management des personnels et élèves qui sont évalué-e-s en permanence
  • comme ils le seront toute leur vie (PPCR, évaluations nationales, socle…)
  • traçabilité des futur-e-s employé-e-s avec le LSUN et Base Elèves
  • fabrication de chair à canon par le développement de l’apprentissage
  • mise en concurrence des établissements et des personnels soumis à des petit-e-s chef-fe-s de plus en plus nombreux-ses

Pierre Gattaz, président du MEDEF

- « l’entreprise c’est, après la famille, la plus belle institution » Réponse à une élève durant la Semaine Ecole-Entreprise novembre 2016

Les valeurs portées par SUD Education sont opposées à celles de l’école capitaliste. Nous estimons bien au contraire qu’il faut promouvoir les pratiques et les valeurs coopératives d’entraide, entre collègues et entre élèves, pour construire ensemble une autre école dans une autre société, égalitaire et émancipatrice.

L’ÉCOLE N’EST PAS UNE ENTREPRISE L’ÉDUCATION N’EST PAS UNE MARCHANDISE

Aperçu des dispositifs et partenariats du MEDEF avec l’éducation Nationale

  • .Convention entre l’Education Nationale et le MEDEF pour permettre au MEDEF d’intervenir dans les établissements, notamment durant la Semaine Ecole Entreprise
  • .Parcours Avenir (développement de l’esprit d’initiative des élèves de la 6ème à la terminale)
  • .Label Lycée des métiers (indicateur d’excellence en fonction de l’adaptation des filières aux besoins des employeurs locaux)
  • .Action Ecole Entreprise (plateforme d’initiatives du MEDEF en milieu scolaire)
  • Salon des mini-entreprises (les élèves deviennent patron-nes)
  • .Campus des métiers et des qualifications (78 en France)
  • .Pôles de stages (pour renforcer les liens école/entreprise)
  • .IDE (institut du monde de l’entreprise qui intervient sur les programmes de SES)
  • .CNEE (conseil national éducation économie)
  • .Semaine de l’industrie …
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Si le MEDEF arrêtait de se gaver Tout le monde pourrait bosser !