Solidarité avec la lutte des sans-logis de la place de Jaude à Clermont-Ferrand !

Un toit c’est un droit ! Des papiers pour toutes et tous !
dimanche 15 septembre 2013

Alors que partout en France la politique de Valls jette des milliers de personnes à la rue, la mobilisation déterminée à Clermont-Ferrand appelle la solidarité la plus large. La fédération SUD éducation appuie la lutte des sans logis, militant-e-s et citoyen-ne-s solidaires : la préfecture du Puy-de-Dôme doit respecter le droit au logement et recourir à des procédures de réquisition de logements vacants. Nous exigeons l’arrêt de la répression et la fin de toute poursuite à l’encontre des personnes mobilisées. Un toit c’est un droit ! Des papiers pour toutes et tous !

Ci-dessous, vous trouverez un communiqué récent de Solidaires Auvergne sur la lutte en cours. Suivez l’évolution de la situation sur le site de SUD éducation 63.

Communiqué de Solidaires Auvergne du samedi 14 Septembre

Exclu-e-s de l’hébergement d’urgence et jeté-e-s à la rue depuis le 2 septembre, les occupant-e-s de la Place de Jaude à Clermont-Ferrand continuent à être appuyé-e-s par un large soutien de militant-e-s et d’habitant-e-s, autour de RESF, pour le relogement de tous et toutes.

Alors que la préfecture avait affirmé mercredi soir, sans engagement précis, qu’elle avancerait des propositions dans les prochaines semaines, elle recourt désormais à l’intimidation des familles et des soutiens : les CRS sont intervenus vendredi à 16 heures pour démanteler violemment ce qui restait du campement que des militant-e-s étaient en train de ranger tranquillement, comme ils l’avaient annoncé. Une militante a été brutalement arrêtée, et mise en garde à vue jusqu’à ce matin.

Alors que le tribunal administratif a ordonné à la préfecture le relogement sous trois jours des familles avec enfants, le gymnase a été fermé dans la précipitation et les pouvoirs publics n’ont proposé dans l’urgence que des « solutions » dont certaines sont des plus précaires et indignes (manque de matelas, de couvertures, de lumière pour des familles qui viennent de passer 10 jours sur le campement ou dans un gymnase).

A un moment où la préfecture n’est pas même en mesure de respecter ses propres devoirs en matière d’hébergement des sans abris qui sans l’intervention militante auraient dû passer les nuits dehors avec leurs enfants, l’intervention policière apparaît comme une manifestation de la volonté de faire taire le mouvement social

Solidaires Auvergne exige l’arrêt de toute poursuite à l’encontre de la camarade interpelée.

Solidaires Auvergne appelle toute la population à rester aux côtés des sans-abris, à continuer à manifester sa solidarité lors des actions, manifestations et rassemblements à venir et à renforcer l’activité de RESF pour l’égalité des droits et pour la régularisation de tous les sans papiers.

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