Solidarité avec les salarié·e·s de PSA !

mardi 25 décembre 2012

En juillet 2012, la direction de PSA annonçait un plan de restructuration après en avoir démenti l’existence pendant plusieurs mois. Ce plan prévoit, pour 2014, la suppression de 8300 emplois dont 1 400 à l’usine de Rennes et la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois qui représente 3 300 emplois auxquels s’ajoute la suppression de plus de 10000 emplois chez les sous-traitants liés à l’activité automobile.

Ces suppressions d’emplois vont toucher des milliers d’hommes et de femmes dans un département déjà sinistré et dont le taux de chômage est de 12,4%. Elles vont avoir des répercussions en chaîne sur l’activité économique du département et accentuer l’état d’urgence économique et social dans lequel il se trouve.

Face à cette situation, les salarié·e·s du site PSA d’Aulnay se mobilisent et exigent le maintien de la production sur le site.

Un meeting pour l’emploi regroupant aussi des salarié·e·s de Sanofi, Presstalis et de l’aéroport de Roissy a eu lieu le 29 septembre à Aulnay ainsi que des actions et des manifestations au salon de l’automobile en octobre.

Ils ont dans un premier temps obligé la direction, qui souhaitait diviser les salarié·e·s et commencer à vider l’entreprise en imposant sa stratégie de mutation sans négociation préalable, à reculer et à accepter un début de négociation.

De l’irresponsabilité sociale

Cependant, alors qu’il y a un choix à faire entre l’intérêt des salarié·e·s et de la collectivité (par le maintien de la production sur le site) et la logique financière et capitaliste (destructrice d’emplois au profit des actionnaires), les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux.

En effet, il ne propose qu’une renégociation à la marge du plan de sauvegarde de l’emploi, alors qu’il faudrait des mesures coercitives à la hauteur de l’irresponsabilité sociale des constructeurs de la branche. Celles-ci permettraient de maintenir les droits des salarié·e·s et l’activité économique des sites.

On accepte les licenciements ?

Certains syndicats sont d’ores et déjà prêts à négocier cette « revitalisation » du site ce qui signifie qu’après la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay, d’autres entreprises vont venir s’installer pour reprendre ou pas des salarié·e·s de PSA Aulnay en proposant des emplois majoritairement précaires.

À l’heure actuelle 8 entreprises sont prêtes à venir s’installer sur le site. Cela représenterait le réemploi de 930 salarié·e·s de l’usine d’Aulnay avec des propositions de salaires moyens à 940 euros par mois pour certaines d’entre elles !

D’autres solutions !

Pour le syndicat Sud Auto, qui n’est pas dans une logique d’accompagnement des licenciements et du plan social, il n’est pas question d’enfermer la mobilisation dans le seul objectif d’améliorer le « plan social », d’augmenter les primes de départ et encore moins d’entrer dans des négociations qui incluent l’abandon et la fermeture du site d’Aulnay comme le propose le gouvernement.

D’autres solutions existent pour empêcher tout licenciement direct ou indirect et pour faire face à cette situation : mise en place d’un plan d’ensemble de la filière automobile assurant l’avenir avec le maintien de tous les emplois du secteur, en imposant un plan National d’innovation et de développement de l’automobile du futur, intégrant les impératifs écologiques et mise en place d’un fonds patronal mutualisé, financé par les entreprises du secteur automobile pour maintenir l’activité.

Face à l’urgence de la situation dans le département de Seine-Saint-Denis et parce que cette lutte déborde largement le cadre de PSA, elle exige la construction d’une large mobilisation du privé et du public.

Une marche en janvier !

Une marche pour l’emploi et l’avenir de la Seine-Saint-Denis est prévue en janvier.

Elle regroupera les différents secteurs en lutte du département qui sont engagés pour la défense de leurs emplois mais également contre la casse des services publics (écoles, hôpitaux…).

Contre les licenciements collectifs et suppressions de postes, pour la redistribution des richesses : solidarité avec les salarié·e·s de PSA !