Sud éducation avec les personnels

ou comment quelques petites luttes victorieuses font gagner bien plus que ce qu’elles empêchent de perdre !
dimanche 22 janvier 2012

Nous ne devons pas oublier ces quelques victoires, certes très locales, mais qui sont celles qui peuvent permettre à nos collègues de retrouver le goût de la grève pour gagner et plus seulement pour râler une fois tous les deux mois !

Dans le nord des Hauts-de-Seine, pas de fermeture de classes

Dès l’annonce fin mars de la fermeture de deux classes à Villeneuve-la-Garenne, les réunions à l’initiative de Sud éducation ont permis de faire lien entre parents et enseignants et de construire la mobilisation. Le lendemain ce sont les parents qui bloquent l’école. Le soir les postes ne sont plus fermés, mais « bloqués ». Le jeudi 7 avril une journée école morte était organisée. Beaucoup de salariés de l’éducation de Villeneuve-la-Garenne sont grévistes. Une centaine de parents et d’enseignants grévistes sont allés groupés en un beau cortège dynamique à la mairie. Les personnes mobilisées sont allées rendre visite aux autres écoles de la ville où les personnels sont conscients qu’il ne faut pas laisser passer ces suppressions de postes et que ce combat est celui de toute l’éducation. Un départ était ensuite organisé pour aller devant l’Inspection académique des Hauts-de-Seine à Nanterre où 800 personnes se sont retrouvées pour crier leur colère à l’occasion du CDEN. Les écoles sont encore bloquées quelques heures à la veille des vacances. Le dernier round a lieu au mois de juin où lors du rassemblement pour le groupe de travail d’ajustement de la carte scolaire les grévistes apprennent le maintien officiel des classes : ils ont maintenu la pression, ils ont gagné.

À Gennevilliers, c’est la rentrée qui s’annonce tendue avec fermeture de classes et non-ouverture là où les effectifs augmentent. Une école est entièrement en grève le jour de la rentrée, déterminée à reconduire, et d’autres établissements sont prêts à s’engager dans la bataille. Le soir même l’Inspection annonce que non seulement il n’y aura aucune fermeture de classe, mais qu’en plus des classes vont être ouvertes.

Le principal du collège Évariste Gallois de Nanterre prend la porte après une forte mobilisation

À la rentrée 2010 le syndicat Sud éducation 92 est alerté par sa section syndicale de gros dysfonctionnements du fait du principal. À la suite d’interventions du syndicat, la situation semble se tasser. Pourtant à la rentrée 2011, tout recommence  : atteintes à l’exercice du droit syndical et tentatives d’intimidation à l’encontre des personnels, non-respect des personnes (élèves, parents et personnels du collège), gestion désastreuse des actes de violence commis dans l’établissement, classes de 6e constituées sans concertation avec les enseignants ni lien avec les professeurs, emplois du temps des élèves incohérents sur le plan pédagogique et comprenant de nombreuses heures de permanence, manque d’assistants d’éducation, non recrutés sur décision du chef d’établissement à la fin de l’année précédente. Les enseignants décident unanimement de débrayer pour demander le départ du principal. Après une semaine de grève massive, ils obtiennent satisfaction.

Au Lycée de Sèvres, les agents retrouvent le chemin de la lutte

Quand Sud éducation 92 est contacté par un agent du lycée et se voit opposer une fin de non-recevoir de la hiérarchie, une heure d’information syndicale est déposée et l’on ouvre la boîte de Pandore : droits des agents bafoués, emplois du temps fantaisistes, interprétation des textes délirante, et des courriers du gestionnaire interdisant l’accès du syndicat au lycée…

La région Ile de France prend acte, et c’est tout…

Le jour du bac philo, un mini-rassemblement avec drapeaux, une grève de deux heures des agents et un article dans le Parisien décident le rectorat à intervenir auprès de l’administration d’un des lycées les plus prestigieux du département pour les rappeler à l’ordre.

Aujourd’hui, la nouvelle équipe de direction a compris que tous les personnels ont des droits et c’est une liste Sud éducation qui représente les agents au Conseil d’Administration.

Comme quoi quand elle ne fait pas semblant, quand elle pose comme condition de reprise la satisfaction des revendications, la grève reste encore l’arme pour gagner !

Alors, quand est-ce qu’on y arrive partout et pour tous en même temps à la transformer, cette société ?

Sud éducation Hauts-de-Seine