Touche pas à ma ZEP ! Grève et manifestations le 27 janvier !

Les lycées de l’éducation prioritaire en lutte
jeudi 13 octobre 2016
mis à jour vendredi 20 janvier 2017

Le 19 janvier on continue !

La mobilisation se poursuit !

Après 5 journées de grève en 2016, la mobilisation s’est intensifiée en ce début 2017. Le ministère n’a pas répondu à l’ultimatum posé par les lycées en lutte et depuis le 3 janvier la mobilisation se développe en continu, par la grève, les manifestations, les rassemblements, les occupations...
La mobilisation du 10 janvier 2017 a montré un enracinement du mouvement notamment en région parisienne et dans les Bouches-du-Rhône où tous les lycées de l’éducation prioritaire sont entrés dans l’action. Les AG des personnels ont décidé d’un appel à la grève avec manifestation nationale le 19 janvier.

La ministre doit s’engager maintenant !

Après avoir nié le problème la ministre a fini par prolonger jusqu’en 2019 les indemnités, puis a sauvegardé les bonifications pour les seuls personnels en poste avant 2015, avant d’annoncer 450 postes mais par redéploiement pour la seule rentrée 2017. Ces reculs partiels montrent qu’il est possible de gagner sur les revendications des personnels. Mais on est loin du compte et les effets d’annonce ne trompent personne !
La couverture médiatique qu’ont su se donner les personnels notamment dans le collectif TPMZEP avec des articles et tribunes dans les médias régionaux et nationaux, le soutien apporté au mouvement par une pétition signée par plus de 300 universitaires, mettent sous pression le gouvernement qui veut faire de son bilan sur l’école un argument électoral. La ministre peut et doit s’engager maintenant !

Pour une vraie éducation prioritaire on peut gagner !

Plus de 94 lycées de 14 académies ont maintenant signé l’appel de « Touche pas à ma Zep ». On y trouve des lycées qui sont classés ou qui revendiquent à juste titre leur classement. C’est pour cela que la mobilisation peut s’élargir à de nouveaux établissements sur les revendications des personnels.
-Une carte élargie de l’éducation prioritaire et un label sur des critères nationaux et transparents.
-Des moyens pérennes et des droits pour tou-te-s,
-Des postes et des seuils d’effectifs contraignants.
SUD éducation renouvelle son soutien aux revendications de ce mouvement et aux décisions des AG de grévistes.
Un préavis de grève spécifique déposé par SUD éducation couvre tout le mois de janvier.

Maintien des lycées dans l’éducation prioritaire !

De véritables moyens pour l’ensemble de l’éducation prioritaire !

Grève et manifestations le 19 janvier !


Nouveau temps fort de grève et de mobilisation le 10 janvier

Après 5 journées de grève en 2016, la mobilisation s’est intensifiée en ce début 2017. Le ministère n’a pas répondu à l’ultimatum posé par les lycées en lutte et depuis le 3 janvier la mobilisation se développe en continu, par la grève, les manifestations, les rassemblements, les occupations…

Le mardi 10 janvier 2017 sera le prochain temps fort de grève et de mobilisation des lycées qui sont classés ou qui revendiquent leur classement dans l’éducation prioritaire.
La fédération SUD éducation soutient les personnels en grève reconductible et appelle à participer massivement au 10 janvier pour amplifier le rapport de force et faire céder le ministère sur les revendications :

- Une carte élargie de l’éducation prioritaire et un label sur des critères nationaux et transparents,

- Des moyens pérennes et des droits pour tou-te-s,

- Des postes et des seuils d’effectifs contraignants.

Notre préavis de grève spécifique couvre toute la période.

Maintien des lycées dans l’éducation prioritaire !

De véritables moyens pour l’ensemble de l’éducation prioritaire !

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Tract SUD éducation 10 janvier lycees ZEP

La mobilisation continue en janvier

Une mobilisation qui devient nationale

La ministre avait annoncé son intention d’exclure les lycées de l’éducation prioritaire à partir de la rentrée 2017. Depuis plusieurs mois, la mobilisation se développe autour de l’appel “Touche pas à ma ZEP” et de ses collectifs. Elle a pris un caractère national avec le succès des grèves du 17 novembre et 29 novembre. Pour la première fois, au-delà des soutiens intersyndicaux régionaux, en Ile de France et sur Aix-Marseille,une intersyndicale nationale Snes-Snuep-Snep-Fo-Cgt-Sud appelait à la grève. Actuellement on compte 90 lycées et 14 académies touché-es par cette mobilisation.

Une ministre sur la défensive

Après avoir nié le problème la ministre a fini par prolonger jusqu’en 2019 les indemnités, puis a sauvegardé les bonifications pour les seuls personnels en poste avant 2015, avant d’annoncer 450 postes pour la seule rentrée 2017. Ces reculs partiels montrent qu’il est possible de gagner sur les revendications des personnels. Mais on est loin du compte et les effets d’annonce ne trompent personne !

Pour une vraie éducation prioritaire on peut gagner !

Une carte élargie de l’éducation prioritaire et un label sur des critères nationaux et transparents, des moyens pérennes et des droits pour tou-te-s, des postes et des seuils d’effectifs contraignants : SUD éducation renouvelle son soutien aux revendications de ce mouvement et à la décision des AG de grévistes du 29 novembre d’un ultimatum à la ministre.

Sans engagement répondant aux revendications, les AG de personnels ont décidé de la grève reconductible à partir du 3 janvier !

SUD éducation soutient cet appel à la grève qui est couvert par un préavis national spécifique pour les personnels des lycées et des collèges qui sont ou qui revendiquent leur classement dans l’éducation prioritaire.

Maintien des lycées dans l’éducation prioritaire !
De véritables moyens pour l’ensemble de l’éducation prioritaire !

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Tract éducation prioritaire pour la rentrée de janvier 2017
Fédération SUD éducation
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Préavis de grève à partir du 3 janvier
Pour l’éducation prioritaire

Une mobilisation qui devient nationale

Lancée en mai par les collègues de plusieurs lycées généraux, technologiques et professionnels, la mobilisation regroupe désormais 86 établissements qui ont signé l’appel « Touche pas à ma ZEP » dans 14 académies dont Aix­ Marseille, Amiens, Créteil, Grenoble, Montpellier, Nancy­ Metz, Orléans­-Tours, Toulouse et Versailles.
La mobilisation continue de s’amplifier, avec des taux de grévistes de plus de 80% dans certains établissements.

L’appel à la grève nationale le 17 novembre, soutenu par des intersyndicales en région parisienne et sur l’académie de Marseille, a été un succès avec un élargissement géographique, quantitatif et qualitatif puisque des écoles et des collèges des réseaux REP sont entrés dans l’action.

Une nouvelle journée est appelée le mardi 29 novembre par les AG d’Ile de France et d’Aix Marseille. Une proposition de reconduction à partir de cette date est mise en débat dans les établissements.

Une ministre empêtrée dans ses contradictions

La ministre a déclaré successivement en avril 2016, que l’éducation prioritaire « ne concernait que l’enseignement obligatoire c’est à dire l’école et le collège ». Puis devant la montée de la mobilisation en lycée, elle a tenté d’acheter la paix sociale, en prolongeant pour les enseignant-e-s en poste les indemnités, avant de reconnaître le 2 novembre devant les parlementaires que les personnels des lycées ex ZEP avaient raison « et qu’il faudrait aller plus loin après 2017 ».

Les reculs finalement concédés pour éteindre l’incendie avant le 17 n’ont pas convaincu :
- ni la prolongation jusqu’en 2019 des indemnités,
- ni des bonifications pour les seuls personnels en poste.
Ces tentatives pour diviser le mouvement sont pitoyables et ne répondent pas aux revendications des personnels.

La communication gouvernementale prise en défaut

Alors que le système scolaire reste socialement très inégalitaire, ce gouvernement poursuit la destruction de l’éducation prioritaire, à la fois en écartant les lycées du dispositif mais aussi en réduisant les moyens dans de nombreuses écoles et collèges REP et REP+. Pour nous cela n’a rien d’une véritable réforme de l’éducation prioritaire.

C’est cette propagande ministérielle dans les grands médias qui doit servir à présenter un bon bilan dans l’éducation nationale lors des élections qui est prise en défaut !

Pour une vraie éducation prioritaire on peut gagner !

Dans ces conditions nous pensons que si la mobilisation s’amplifie nous pouvons gagner des mesures pour une véritable éducation prioritaire. L’appel “Touche pas à ma zep” revendique « un statut d’établissement classé, une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d’effectifs limités, des moyens supplémentaires et des compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes. » L’appel du 17 du collectif s’adresse clairement à toute l’éducation prioritaire, lycées mais aussi collèges et écoles des REP et REP+ qui ont en fait les mêmes besoins.

SUD éducation soutient les revendications décidées démocratiquement par les personnels en AG régionales et leur appel à la grève le 29 novembre avec débat de la reconduction.

SUD éducation appelle à amplifier et généraliser la mobilisation pour l’éducation prioritaire.

SUD éducation s’est adressé le 18 novembre aux autres fédérations de l’éducation pour construire un soutien intersyndical national à cette mobilisation et à la grève.

- Maintien des lycées dans l’éducation prioritaire !
- De véritables moyens pour l’ensemble de l’éducation prioritaire !

Pour contacter le mouvement :
www.facebook.com/touchepasmazep/

Pour signer la pétition
www.frama.link/lyceesprioritaires

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Tract fédé SUD ZEP 29 novembre

Le tract de mobilisation de TPMZEP à l’occasion du 5 janvier

Toujours aucune réponse acceptable de la ministre la grève continue !

Un mouvement qui gagne en amplitude et en visibilité

En l’absence de réponse du ministère à nos revendications, les enseignants des lycées en Éducation Prioritaire n’ont pas fait la rentrée ce mardi 3 janvier. Nous étions massivement en grève mardi : plus de 50 établissements mobilisés dans de nombreuses académies (Créteil, Versailles, Amiens, Lille, Aix-Marseille) avec jusqu’à 70% de grévistes dans certains lycées et plusieurs établissements fermés.
À ce jour, 95 lycées issus de 14 académies ont signé l’appel "Touche pas ma ZEP !". Plusieurs organisations syndicales appellent à prolonger la grève et à participer à la manifestation de jeudi.
Une couverture médiatique très large (presse écrite, télés, radios) qui a permis de mettre en pièce une communication improvisée du ministère.
Ce mercredi, la grève a été reconduite dans de nombreux lycées avec de forts taux de grévistes et des opérations lycées déserts avec le soutien des parents.

Les réponses de la ministre jusqu’ici demeurent inacceptables

Des indemnités et des bonifications pour les mutations vouées à disparaître dès la rentrée 2020. La prorogation jusqu’à cette date relève d’une "clause de sauvegarde" signifiant en fait la fin de tout dispositif d’Éducation Prioritaire dès la rentrée 2020.
Les 450 postes annoncés : une belle arnaque. L’attribution de ces postes aux "lycées les plus défavorisés" ne renvoie à aucune catégorie juridique et ne fait pas l’objet d’une répartition claire et transparente. Il s’agit avant tout d’une stratégie de division visant à désolidariser les établissements bénéficiaires des autres ; il faut absolument refuser cette logique. Cette annonce ne concerne par ailleurs que la seule rentrée 2017 et relève donc de l’exception, très loin de notre demande de moyens pérennes.
Toujours pas de carte élargie de l’Éducation Prioritaire. Alors que la ministre communique devant les parlementaires ou les médias en déclarant que les revendications des enseignants sont légitimes, elle n’a toujours pas daigné recevoir une délégation du collectif « Touche pas ma ZEP ! » et renvoie cette question à un éventuel (et plus qu’incertain) prochain quinquennat.

Il faut poursuivre et amplifier la mobilisation pour être entendus

Contrairement aux allégations de la ministre, la publication d’une carte élargie des lycées est tout à fait réalisable avant la fin du quinquennat. Najat Vallaud-Belkacem est ministre en exercice et elle peut agir rapidement par décret. Cette carte avait été promise en 2014 par Vincent Peillon, il y a plus de deux ans et demi !
À la suite des AG communes de grévistes d’Ile-de-France, de l’Oise, de Marseille, du Nord etc., la reconduction de la grève a été votée à une large majorité pour le mercredi 4 et jeudi 5 janvier. Chaque jour de grève a poussé le ministère à céder sur un plan ; il nous faut insister encore et instaurer un dernier rapport de force pour qu’il franchisse le dernier pas et réponde favorablement à notre principale revendication : la publication d’une carte élargie de lycées en Éduca-tion Prioritaire avec un label garantissant des moyens pérennes (effectifs par classe limités, maintien des dédoublements et de tous les projets, vie scolaire…) et le maintien définitif des indemnités et des bonifications pour les mutations. Nous voulons une carte élargie regroupant tous les lycées en Éducation Prioritaire ou qui devraient légitimement en relever.

@tpamz
touchepasmazep
http://tpamz.levillage

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5 janvier version nationale

Le tract national pour la rentrée de janvier du collectif TPMZEP

La Ministre n’a plus qu’un mois pour rendre son devoir maison Sans carte élargie des lycées en éducation prioritaire … … pas de rentrée en janvier 2017 !

Un mouvement qui continue de s’amplifier et de s’élargir

Une grève nationale le 29 novembre à nouveau très suivie : 1 000 manifestants dans toute la France (à Dreux, Lille, Rouen, Paris et Marseille). Des agents, des élèves et des parents d’élèves ont rejoint le mouvement.
A ce jour, plus de 90 lycées issus de 14 académies ont signé l’appel "Touche pas ma ZEP !".
Un mouvement soutenu par une intersyndicale nationale (CGT éduc’action, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNETAA-FO, SNFOLC, SNUEP-FSU, SUD éducation)
Une couverture médiatique très large (presse écrite, télés, radios) qui a permis de mettre en pièce une communication improvisée du Ministère.
Les réponses de la Ministre demeurent inacceptables

Des indemnités et des bonifications pour les mutations vouées à disparaître dès la rentrée 2020. La prorogation jusqu’à cette date relève d’une "clause de sauvegarde" signifiant en fait la fin de tout dispositif d’éducation prioritaire dès la rentrée 2020.

Des promesses fumeuses sur les moyens. La ministre annonce vouloir « maintenir les moyens pour les lycées de l’éducation prioritaire »… Or aucun décret, aucun texte réglementaire n’a jamais garanti ces moyens, et depuis 2015, la catégorie « lycée d’éducation prioritaire » a disparu des textes. Le maintien de moyens inexistants, il fallait l’inventer !

Les 450 postes annoncés : une belle arnaque. Cette annonce ne concerne que la seule rentrée 2017 et relève donc de l’exception, très loin de notre demande de moyens pérennes. Par ailleurs, l’attribution de ces postes aux "lycées les plus défavorisés" ne renvoie à aucune catégorie juridique. Le cabinet du Ministère s’est d’ailleurs refusé à préciser la liste des lycées concernés. Deux certitudes : les lycées qui n’ont jamais eu aucun label en seront d’emblée exclus, et ces postes supplémentaires ne serviraient qu’à pallier les insuffisances liées à la hausse démographique.

Toujours pas de carte élargie de l’éducation prioritaire. La Ministre renvoie cette question à un éventuel (et plus qu’incertain) prochain quinquennat, ce qui est totalement inacceptable ! La publication de cette carte a en effet été annoncée officiellement en 2014 par Vincent Peillon, alors Ministre de l’éducation nationale, qui réagissait – déjà ! – à la mobilisation des lycées qui demandaient à intégrer l’éducation prioritaire (Voir BO du 5 juin 2014). Plus de deux ans et demi pour rendre son devoir maison, ça commence à faire un peu long !

Ultimatum pour la Ministre : grève reconductible dès janvier pour gagner

Fort succès de la mobilisation : chaque jour de grève pousse le ministère à céder sur un plan : les indemnités, les points de mutation… Pour la première fois le 28 novembre, la ministre a fait des annonces sur les moyens. Cette dernière prend conscience de l’urgence de la situation et de sa responsabilité pour une sortie de crise. Il nous faut insister encore et instaurer un dernier rapport de force pour qu’elle franchisse le dernier pas et réponde favorablement à notre principale revendication : la publication d’une carte élargie de lycées en éducation prioritaire avec un label garantissant des moyens pérennes (effectifs par classe limités, maintien des dédoublements et de tous les projets, vie scolaire…) et le maintien définitif des indemnités et des bonifications pour les mutations.
Nous voulons une carte élargie regroupant tous lycées en Éducation Prioritaire (ex-ZEP, Politique de la ville, APV, ECLAIR, Zone violence, Zone sensible, Ambition Réussite, DERS, Plan Espoir Banlieues…) ou qui devraient légitimement en relever.

Le collectif "Touche pas ma ZEP !" a donc lancé un ultimatum à la Ministre.
Si elle ne répond pas à nos demandes, il n’y aura pas de rentrée en janvier 2017.
Un préavis de grève reconductible national est déposé par les organisations syndicales.

Toutes et tous en grève à partir du 3 janvier !

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tract 3 janvier TPMZEP

Appel à tous les personnels des lycées en éducation prioritaire “Touche pas ma ZEP !”

 
Loin de la com’ ministérielle sur une pseudo volonté de revitaliser l’éducation prioritaire, les décisions se succèdent qui signent sa destruction programmée. Les collèges et les écoles sont nombreux à découvrir des moyens en forte baisse par rapport à la rentrée 2015 alors même qu’ils ont conservé le label REP : "REP+ = Rien En Plus !".

Quant aux lycées, après avoir sans cesse repoussé la publication d’une liste des lycées maintenus en éducation prioritaire, Najat Valaud-Belkacem vient dans un récent courrier* au député d’Asnières-sur-Seine Sébastien Piétrasanta d’annoncer leur sortie de tout dispositif dès 2017, y compris pour les lycées professionnels.

L’argument avancé par la ministre est celui de la priorité donnée à la scolarité obligatoire dans la refondation de l’éducation prioritaire. Pourtant le ministère continue bien d’afficher comme un de ses objectifs principaux d’en finir avec les 150000 jeunes sortants chaque année sans diplôme du système scolaire. Or la difficulté scolaire ne s’arrête pas à 14 ans ! Comment expliquer alors la décision de supprimer en lycée les moyens supplémentaires liés à l’éducation prioritaire ?

La première conséquence sera la dégradation des conditions d’enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d’élèves issus de milieux défavorisés : hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre d’options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.
Par ailleurs, les personnels perdront leur prime ZEP et leurs bonifications pour les mutations. Cette dégradation des conditions d’enseignement et de la rémunération entraînera une rotation accrue des équipes pédagogiques mettant en péril le travail en équipes essentiel à la réussite des élèves dans ce type d’établissement.

Nous contestons la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire. Nous exigeons la mise en place d’un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d’effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.

Plusieurs lycées ont déjà décidé de se mettre en grève dès la rentrée 2016 si des engagements fermes n’étaient pas pris par le ministère.

Premiers signataires : les personnels mobilisés des lycées Joliot-Curie, Paul Langevin, Louise Michel et Claude Chappe de Nanterre (92), Prony d’Asnières-sur-Seine (92), Léonard de Vinci de Bagneux (92), Guy de Maupassant, Anatole France et Claude Garamont de Colombes (92), Galilée de Gennevilliers (92), Michel-Ange et Charles Petiet de Villeneuve-la-Garenne (92), La Tournelle de La Garenne-Colombes (92), René Auffray de Clichy-la-Garenne (92), Maurice Genevoix de Montrouge (92), Paul Painlevé de Courbevoie (92), Voilin de Puteaux (92), Jean Zay d’Aulnay-sous-Bois (93), Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine (93), Jacques Brel et Denis Papin de La Courneuve (93), Marcel Cachin de Saint-Ouen (93), Maurice Utrillo de Stains (93), Jean Rostand de Villepinte (93), Louise Michel de Bobigny (93), Paul Eluard et Frédéric Bartholdi de Saint-Denis (93), Eugène Delacroix de Drancy (93), Blaise Cendrars de Sevran (93), Germaine Tillion du Bourget (93), Wolfgang Amadeus Mozart Le Blanc-Mesnil (93), Jean-Pierre Timbaud et Henri Wallon d’Aubervilliers (93), Jean-Baptiste Clément de Gagny (93), Langevin-Wallon et Gabriel Péri de Champigny-sur-Marne (94), Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), Arago de Villeneuve-St-Georges (94), Champlain de Chennevières-sur-Marne (94), Armand Guillaumin d’Orly (94), Honoré-de-Balzac de Mitry-Mory (94), Jules Michelet de Fontenay-sous-Bois (94), Jacques Brel de Choisy-le-Roi (94), Jean Macé de Vitry-sur Seine (94), Nadia et Fernand Léger, Jean Jaurès, Julie-Victoire Daubié et George Braque d’Argenteuil (95), Simone de Beauvoir et Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (95), Romain Rolland de Goussainville (95), Jean-Jacques Rousseau et de la Tourelle de Sarcelles (95), de Bezons (95), Pierre Mendès-France de Villiers-le-Bel (95), Charles Baudelaire de Fosses (95), Edmond Rostand de Saint-Ouen l’Aumône (95), Le Corbusier de Cormeilles-en-Parisis (95), Maurice Eliot d’Épinay-sous-Sénart (91), Pierre Mendès-France de Ris-Orangis (91), Charles Baudelaire et Auguste Perret d’Evry (91), Robert Doisneau de Corbeil-Essones (91), Jean Rostand de Mantes-la-Jolie (78), Camille Claudel de Mantes-la-Ville (78), Henri Matisse de Trappes (78), André Malraux de Montataire (60), Jules Uhry de Creil (60), Romain Rolland d’Amiens (80), Blaise Pascal de Forbach (57), Louis Armand de Chambéry (73), Gaston Darboux de Nîmes (30), Paul Langevin de Beaucaire (30), Toulouse-Lautrec et Georges Guynemer de Toulouse (31), Charles Mongrand de Port-de-Bouc (13), Victor Hugo, Frédéric Mistral, Camille Jullian, Saint-Exupéry, la Viste, l’Estaque et Denis Diderot de Marseille (13), Edouard Branly, Maurice Viollette et Gilbert Courtois de Dreux (28), Jean Moulin de Roubaix (59), Joliot-Curie d’Oignies (62), Alfred Kastler de Denain (59), Elie Faure de Lormont (33), Emile Béjuit de Bron (69), Jean-Baptiste Colbert du Petit-Quevilly (76), Hector Guimard de Paris (75)…

Avec le soutien des personnels mobilisés en Réseau d’Education Prioritaire (REP/REP+) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS) des collèges Moulin-Joly, Jean-Baptiste Clément et Gay-Lussac de Colombes (92), Romain Rolland de Bagneux (92), les Sablons de Viry Chatillon (91), St-Exépury de Villiers-le-Bel (95), Voltaire et Jean Lurçat de Sarcelles (95), Henri matisse de Garges-lès-Gonesse (95), Marcel Pagnol de St-Ouen l’Aumône (95), Elsa Triolet de St-Denis (93), Barbara de Stains (93), Henri Wallon d’Aubervilliers (93), Vercors de Grenoble (38), de l’école maternelle Henri Wallon de Gennevilliers (92), des écoles élémentaires Jacques Decour A et B de Nanterre (92), de l’école maternelle Jacques Decour de Nanterre...

Avec le soutien de : UNSEN CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU 75 et Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, CNT-SO, UNL, FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne (92), Goussainville (95) et du lycée Paul Eluard de St-Denis (93)...

*La ministre répondait dans ce courrier en date du 27 avril 2016 au député qui relayait l’inquiétude des collègues du lycée professionnel Prony d’Asnières-sur-Seine (92) anciennement classé ZEP.

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Communiqué de presse du collectif "Touche pas ma ZEP" - Lundi 28/11

Madame la Ministre, le compte n’y est pas ! Toutes et tous en grève Mardi 29/11.

Depuis plusieurs mois maintenant les enseignants mobilisés du collectif "touche pas ma ZEP" réclament la publication d’une carte élargie des lycées en éducation prioritaire avec un label commun donnant des garanties en termes de moyens pour les élèves (effectifs par classe, dédoublements, vie scolaire...) et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels (indemnités, droit à la mutation...) à même de stabiliser les équipes.

Après la première journée de grève, le 29/09, le Ministère annonçait la prorogation des indemnités ZEP pour deux ans. Après la seconde journée de grève, le 11/10, il faisait paraître un décret annonçant le maintien des bonifications spécifiques pour les mutations là aussi pour deux ans. Mais ces annonces ont été jugées insuffisantes à double titre. D’une part, elles relèvent d’une "clause de sauvegarde". Cette expression du Ministère a été forgée lors de la refondation de l’éducation prioritaire dans les écoles et collèges pour accompagner la sortie de certains établissements de la liste des REP et REP+. Son utilisation pour les lycées revient donc à signifier leur sortie programmée de l’éducation prioritaire, ce que nous ne saurions accepter. D’autre part, ces annonces laissent de côté la principale demande du collectif "touche pas ma ZEP", à savoir la garantie des moyens nécessaires pour faire réussir les élèves.

Or, à la veille d’une grève qui s’annonce extrêmement suivie et face à un mouvement qui ne cesse de s’étendre comme en atteste le fait que 87 lycées de 14 académies aient signé l’appel "touche pas ma ZEP" et qu’une intersyndicale nationale se soit constituée, le Ministère vient ce lundi de faire de nouvelles annonces.

Elle prévoit en effet d’attribuer 450 postes nouveaux à la rentrée 2017. Mais ces annonces demeurent très éloignées des revendications du collectif. D’abord, dans un contexte de démographie en hausse, une partie de ces postes ne servirait qu’à absorber le surplus d’élèves qui arrivent en lycée. De plus, cette annonce demeure très opaque puisqu’en l’absence de tout classement reposant sur des critères clairs, rien n’indique si ce nombre de postes correspond aux besoins réels ni comment ces moyens seront répartis, notamment dans certains établissements n’ayant à ce jour aucun label d’Éducation Prioritaire alors même que les conditions sociales et scolaires qui les caractérisent devraient ouvrir droit à des moyens supplémentaires. Enfin, cette annonce ne concerne que la rentrée 2017. Après cette date, aucune garantie sur les moyens et donc sur les effectifs limités par classe, sur le maintien des cours en demi-groupe, des projets, etc., autant de conditions essentielles à la réussite de nos élèves.

Quant aux annonces sur les indemnités et les mutations, la Ministre présente comme une nouveauté ce qu’elle a déjà annoncé il y a de cela un mois face à l’ampleur du mouvement actuel. De plus, ces garanties ne sont que très provisoires puisqu’elles relèvent d’une clause de sauvegarde et sont donc vouées à disparaître à très court terme.

Enfin, la déclaration de la Ministre selon laquelle "les moyens devraient être prolongés le temps que soit construite dans la concertation une nouvelle cartographie" est totalement inacceptable. Le collectif "touche pas ma ZEP" demande la publication avant 2017 d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées. Contrairement aux allégations de la Ministre, la publication de cette carte est crédible à plus d’un titre.
Elle est techniquement possible car la carte des collèges REP et REP+ a été construite en deux mois en 2014.
Elle est légitime puisque l’annonce de la publication d’une carte pour les lycées date des assises de l’éducation prioritaire de 2014 (Vincent Peillon). Cela fait donc plus de deux ans que nous attendons sagement !

Le collectif "touche pas ma ZEP" continuera donc de se mobiliser pour obtenir des annonces sérieuses et crédibles de la part du Ministère. Rappel des revendications…

Demain, mardi 29/11, nous serons massivement en grève et nous continuerons de pointer les contradictions d’un Ministère qui prétend partout faire de l’éducation sa priorité et qui organise dans le même temps la destruction programmée de l’éducation prioritaire pour les lycées, abandonnant ainsi la jeunesse des quartiers populaires…

Contacts presse :
● Lucas Francheteau (lycée Joliot-Curie de Nanterre) : 06 83 02 81 30
● David Pijoan (Lycée Guy de Maupassant de Colombes) : 06 52 14 48 78
● Rafikha Bettayeb (lycée de Prony d’Asnières) : 06 27 19 67 19
● Alexandre Mares (lycée Jean-Jaurès d’ Argenteuil) : 06 85 74 61 59
● Noé le Blanc (lycée Paul Eluard de Saint-Denis) : 06 51 56 51 95

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communique de presse du collectif touche pas ma zep lundi 28

Grève du 29 Tracts, affiches, agenda et revue de presse disponibles sur le site et la page facebook du collectif :

http://www.tpamz.levillage.org/
https://www.facebook.com/touchepasmazep/

Ci dessous l’appel du collectif pour une éducation prioritaire de la maternelle au bac.

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Appel de la maternelle au bac de TPMZEP

APPEL POUR UNE EDUCATION REELLEMENT PRIORITAIRE DE LA MATERNELLE AU BAC

Malgré les objectifs affichés par le projet de refonte de l’éducation prioritaire conduite par le Ministère de Najat Vallaud Belkacem, notre système éducatif ne cesse de renforcer les inégalités sociales. A rebours de l’objectif consistant à donner plus à ceux qui ont le moins, ce sont même paradoxalement les établissements des quartiers les plus favorisés qui bénéficient de davantage de moyens en concentrant les enseignants avec le plus d’ancienneté et les mieux payés.
Qu’il s’agisse des établissements soi-disant bénéficiaires de la nouvelle politique d’éducation prioritaire, de ceux qui en sont sortis ou vont en sortir ou encore de ceux qui, en dépit des difficultés quotidiennes qu’ils rencontrent, n’y sont pourtant jamais entrés, il est temps de nous mobiliser tous ensemble pour exiger une véritable politique d’éducation prioritaire et des décisions immédiates pour faire cesser la casse de l’Education Nationale dans les quartiers populaires.
Depuis plusieurs semaines, nous, enseignant-e-s de lycées relevant de l’Education Prioritaire ou qui devraient en relever, sommes mobilisés au sein du collectif « Touche pas ma ZEP » afin de protester contre la sortie du dispositif d’Education Prioritaire de l’ensemble des lycées de France. Celle-ci aurait pour conséquence des effectifs par classe qui explosent alors que ces lycées sont le prolongement de nombreuses écoles et de nombreux collèges REP ou REP+ ; les élèves accompagnés durant leurs 14 ou 15 premières années ne mériteraient plus que l’on s’y intéresse ! Par ailleurs, elle conduirait à une hémorragie générale des personnels qui, face à la dégradation de leurs conditions de travail, préfèreraient demander leur mutation, laissant les postes les plus difficiles à de jeunes enseignant-e-s sans expérience ou à des personnels précaires.
Pour les écoles et collèges qui ont inauguré le nouveau label REP ou REP +, la situation n’est malheureusement pas beaucoup plus enviable. Ce label n’est en effet contraignant ni en termes de moyens ni en termes d’effectif par classe. Par exemple, dans les écoles primaires, l’augmentation des effectifs est prévisible puisqu’un seuil plancher de 25 élèves par classe en moyenne sera désormais la norme - plus aucune ouverture de classe en-dessous de ce seuil. De plus, les collègues qui sont entrés dans le dispositif REP+, censé leur accorder plus de moyens et d’attention, sont nombreux à dénoncer la poudre aux yeux de ce nouveau label, qui ne peut faire sens que lorsque les équipes déjà en place se connaissent depuis longtemps et travaillent à l’aune d’une certaine cohérence pédagogique.
Toutes ces décisions auront pour conséquence la constitution de véritables ghettos éducatifs, processus déjà entamé en raison de l’assouplissement de la carte scolaire et du recours à l’enseignement privé qui minent la mixité sociale à l’école.
De la Maternelle au bac, pour nos élèves, défendons le même accès à l’éducation dans tous les quartiers !
EXIGEONS TOUS ENSEMBLE :
- Une nouvelle carte élargie de l’éducation prioritaire incluant les établissements du primaire et du secondaire qui ont été sortis de tous les dispositifs depuis deux ans, ainsi que toutes les écoles, collèges et lycées qui ont vocation à y entrer.
- Des moyens humains supplémentaires, y compris dans les écoles et collèges actuellement classés en REP ou REP+, de manière à plafonner les effectifs de manière pérenne et à mettre en place les dédoublements de classe partout où cela est nécessaire.
- Des mesures de compensation salariale pour tous les personnels des établissements prioritaires (enseignants, vie scolaire et agents) ainsi que le rétablissement des bonifications liées aux points de mutations conditionnés à une durée d’exercice minimum, de manière à rendre ces établissements réellement attractifs et à mettre fin à l’instabilité chronique des équipes.
- La création de tous les postes requis aussi bien pour la vie scolaire, que pour les assistant-e-s sociaux-sociales et conseiller-e-s d’orientation de manière à garantir un service public réellement égalitaire.
Le Collectif "Touche Pas à ma ZEP" invite tous les établissements et tous les personnels concernés à le rejoindre dans la lutte et à diffuser cet Appel le plus largement possible.
TOUS EN GREVE LE MARDI 29 NOVEMBRE !


Ci dessous le bilan du 17 novembre de la part du collectif TPMZ, les décisions de l’AG IDF du matin et le matériel du collectif pour la prochaine grève .
Pour information le collectif TPMZ ayant invité les organisations nationales nous avons pu apporter lors de l’AG IDF du 17, notre soutient à cette mobilisation à laquelle la fédération appelait explicitement.

Une réussite de mobilisation sans précédent pour l’éducation prioritaire en lycée pour cette journée nationale de grève du 17/11 !

- AG Région Parisienne du matin : une trentaine de lycées représentés dont 25 au moment des votes
- 1000 en manif à Paris avec des dizaines de lycées de toute l’Ile-de-France et au-delà : 75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95 + Oise (60) et une délégation de Dreux (28). Une délégation mixte des lycées mobilisés présents (Académies de Versailles, Créteil, Orléans-Tours, Amiens et Paris) et de l’intersyndicale IdF (CGT, FO, FSU, SUD) et a été reçue au ministère.
- 400 en manif à Marseille avec 15 lycées représentés dont 12 de Marseille et 3 de l’académie (Avignon, Port-de-Bouc...)
- 300 en manif à Dreux avec 100 grévistes sur 120 profs !!!
- grève à Toulouse en collège REP à la Reynerie
- Des collèges en grève (92 Nord, 93, 31) et aussi des écoles (93) REP/REP+ ou ex-RRS pour la première fois depuis la rentrée. Des collègues de la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire (MLDS) d’Ile-de-France étaient aussi en grève et dans la rue avec nous pour revendiquer d’être reconnus comme relevant de l’éducation prioritaire !
- Des taux de grève importants allant jusqu’à 70, 80, 90 % ou même la grève unanime !

Résultats de l’AG de grève commune à la région parisienne :

*Nouvelle journée avec préavis de grève reconductible déposé et annoncé et avec une AG de grévistes commune pour décider de la reconduction et des suites le jour de la grève
*Dates : prochaines journées de grève mardi 29/11 et aussi en janvier
*29/11 : manif le matin et AG l’après-midi pour avoir le temps de discuter et de décider des suites
*Appel à la grève en école et en collège REP/REP+ ou ex-RRS pour un label commun de l’éducation prioritaire de la maternelle au BAC, contraignant en termes de moyens pour les élèves (effectifs, groupes réduits, vie scolaire...) et de compensations spécifiques pour les personnels (indemnités, droits à la mutation...).
*Nouvelle AG de coordination des lycées mobilisés de Région Parisienne lundi 21/11 à 18h (une réservation de salle est lancée : lieu, date et horaire à confirmer) pour organiser la journée du 29/11 (lieu de manif, parcours, actions jusqu’au 29/11...)

https://www.facebook.com/events/1154065757973924/
Pour retrouver toutes les infos essentielles et tout le matériel (tracts, affiches, communiqués, appels (inter)syndicaux, revue de presse...), vous pouvez utiliser le site internet :

http://www.tpamz.levillage.org

Pour signer collectivement l’appel en ligne ou pour le soutenir en tant qu’école/collège REP/REP+ ou ex-RRS :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSex7gpOSpyLAS-Mt4iPlEouhX9yDqRuIdPX-ySiGF6HDzQfyQ/viewform

Et toujours pour suivre la mobilisation :

https://www.facebook.com/touchepasmazep/
le compte Twitter commun de la mobilisation @tpamz : https://twitter.com/tpamz


De Sarcelles à Marseille en passant par Drancy ou Dreux :

TOUTES ET TOUS EN GREVE JEUDI 17 NOVEMBRE !
POUR UNE CARTE ELARGIE ET UN VERITABLE STATUT DES LYCEES relevant de l’EDUCATION PRIORITAIRE

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Tract grève 17 novembre
Touche pas à ma ZEP !

Depuis 2014, avec la réforme qui a acté la fin des ZEP, la question des lycées avait été reportée.

La ministre a annoncé son intention d’exclure les lycées de l’éducation prioritaire à partir de la rentrée 2017. Cela signifierait la baisse des moyens (avec la fin des limitations d’effectifs, du travail en petits groupes, de temps pour faire des projets) déjà largement insuffisants, la fin des bonifications pour le mouvement inter­ académique et la remise en cause de l’indemnité.

La lutte s’organise à présent en direction de toute l’éducation prioritaire.
Ce gouvernement poursuit la destruction de l’éducation prioritaire, à la fois en écartant les lycées du dispositif et en réduisant les moyens dans de nombreuses écoles et collèges qui en font partie. Le dispositif REP ne s’accompagne d’aucune baisse d’effectifs. Les pondérations débouchent sur des concertations dont les horaires et le contenu sont souvent imposés.

SUD éducation soutient cette mobilisation et les revendications qu’elle porte.

Nous appelons tous les personnels à rejoindre cette lutte pour une vraie éducation prioritaire, capable d’affronter les inégalités scolaires.

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Une lutte en voie d’élargissement oct 16

Maintien des lycées dans l’éducation prioritaire !
De véritables moyens pour l’ensemble de l’éducation prioritaire !

Pour contacter le mouvement :
https://www.facebook.com/touchepasmazep/

Pour signer la pétition
https://www.change.org/p/un-statut-...

Site internet du collectif "Touche pas ma ZEP !" pour retrouver facilement toutes les infos importantes
http://www.tpamz.levillage.org


Communiqué de presse du collectif "Touche pas ma ZEP" - Lundi 14/11

JOURNEE DE MOBILISATION NATIONALE LE JEUDI 17/11

Puisque Mme Vallaud-Belkacem considère que "les enseignants des lycées en éducation prioritaire ont raison", qu’elle apporte des réponses avant 2017 !

Le 27 avril 2016, dans un courrier adressé au député d’Asnières sur Seine (92), Mme Najat Vallaud-Belkacem a formulé explicitement la fin de l’Education Prioritaire au lycée, en expliquant que désormais, l’Education Prioritaire ne concernerait plus que "l’enseignement obligatoire, c’est-à-dire l’école et le collège". Cette décision a poussé les enseignants de nombreux lycées à se mobiliser pour demander une carte élargie de l’Education Prioritaire au lycée et un véritable statut contraignant pour ces établissements permettant notamment de réduire les effectifs par classe. Ils se sont organisés au sein du collectif « Touche pas ma ZEP », dont voici le site internet et la page facebook.

Deux journées de grève, d’actions et de manifestations, le 29 septembre puis le 11 octobre, ont déjà rassemblé des centaines d’enseignants de nombreux lycées. D’abord circonscrit à quelques départements des académies de Versailles et de Créteil, le mouvement s’est largement étendu, puisqu’il touche tous les départements de banlieue parisienne, et a vu se mobiliser rapidement de nouvelles académies, notamment Amiens, Aix-Marseille et Orléans-Tours. Lors de la dernière journée nationale d’actions, le 11 octobre, les membres du collectif se sont rendus devant le ministère, où ils ont demandé en vain à être reçus.

Depuis le début du mouvement, les réactions du ministère semblent contradictoires, mais témoignent d’une certaine attention face au mouvement. Le 30 septembre, Mme la ministre de l’Education nationale déclarait dans un communiqué officiel que les "inquiétudes" étaient "infondées" tout en apportant une réponse – incomplète – sous le seul angle d’une compensation financière prorogée temporairement. Le 2 novembre pourtant, Najat Vallaud-Belkacem semble avoir changé d’avis ; elle déclare devant les parlementaires que "les personnels des lycées (des ex-ZEP) ont raison. Il faudra faire cette réforme des lycées d’éducation prioritaire. On a créé une allocation progressive des moyens (des établissements). Il faudra aller plus loin". Pourtant, à ce jour, rien n’est fait pour apporter de véritables garanties aux enseignants mobilisés quant au statut de leurs lycées. Dans cette déclaration, Mme la ministre évoque l’après 2017 ; autant dire que le coup de com’ est un peu grossier.

Face à une mobilisation maintenant nationale (73 lycées représentant 11 académies ont signé l’appel du collectif), soutenue par des collèges, écoles et universitaires, relayée par des élus locaux, sensibles à l’avenir des lycéens de leur territoire, le gouvernement n’a toujours pas, pour l’instant, donné de réponse satisfaisante. En effet, comme le souligne le dernier tract du collectif, la réussite des élèves ne se monnaye pas contre la prorogation d’une prime.

Le collectif « Touche pas ma ZEP » continue donc à réclamer une carte élargie de l’Education Prioritaire, ainsi qu’un statut pérenne et contraignant pour les lycées qui en relèvent.

C’est pourquoi une nouvelle journée de grève et de manifestation, soutenue par les sections nationales FO, SUD et CGT, ainsi que par les intersyndicales régionales (CGT - SUD - FSU - FO) d’Ile de France et d’Aix-Marseille, aura lieu le jeudi 17 novembre.

- Des actions auront lieu au même moment dans les différentes régions mobilisées.

- Le matin, à 10 heures, les enseignants se réuniront en assemblée générale inter-lycées à Paris pour discuter du mouvement.

- A 14 heures, ils manifesteront depuis l’angle des rues St-Guillaume et de Grenelle, en direction de la Place du président Edouard Herriot (Assemblée Nationale) où ils se rassembleront à 16 heures.

- Les enseignants mobilisés espèrent notamment pouvoir y rencontrer, entre autres, les députés de la commission "Culture et éducation", qu’ils ont sollicités et sensibilisés à leur cause par courrier, pour obtenir leur soutien.

Contacts presse :
Plus d’informations sur notre page facebook « touchepasmazep », sur notre site internet http://www.tpamz.levillage.org/ et sur notre compte twitter @tpamz
- David Pijoan (Lycée Guy de Maupassant de Colombes) : 06 52 14 48 78
- Lucas Francheteau (lycée Joliot-Curie de Nanterre) : 06 83 02 81 30
- RafikhaBettayeb (lycée de Prony d’Asnières) : 06 27 19 67 19
- Alexandre Mares (lycée Jean-Jaurès d’ Argenteuil) : 06 85 74 61 59
- Nicolas Kemoun (lycée Guy de Maupassant de Colombes) : 01 47 82 98 18


Appel à tous les personnels des lycées en éducation prioritaire

“Touche pas ma ZEP !”

Loin de la com’ ministérielle sur une pseudo volonté de revitaliser l’éducation prioritaire, les décisions se succèdent qui signent sa destruction programmée. Les collèges et les écoles sont nombreux à découvrir des moyens en forte baisse par rapport à la rentrée 2015 alors même qu’ils ont conservé le label REP : "REP+ = Rien En Plus !".

Quant aux lycées, après avoir sans cesse repoussé la publication d’une liste des lycées maintenus en éducation prioritaire, Najat Valaud-Belkacem vient dans un récent courrier* au député d’Asnières-sur-Seine Sébastien Piétrasanta d’annoncer leur sortie de tout dispositif dès 2017, y compris pour les lycées professionnels.

L’argument avancé par la ministre est celui de la priorité donnée à la scolarité obligatoire dans la refondation de l’éducation prioritaire. Pourtant le ministère continue bien d’afficher comme un de ses objectifs principaux d’en finir avec les 150000 jeunes sortants chaque année sans diplôme du système scolaire. Or la difficulté scolaire ne s’arrête pas à 14 ans ! Comment expliquer alors la décision de supprimer en lycée les moyens supplémentaires liés à l’éducation prioritaire ?

La première conséquence sera la dégradation des conditions d’enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d’élèves issus de milieux défavorisés : hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre d’options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.
Par ailleurs, les personnels perdront leur prime ZEP et leurs bonifications pour les mutations. Cette dégradation des conditions d’enseignement et de la rémunération entraînera une rotation accrue des équipes pédagogiques mettant en péril le travail en équipes essentiel à la réussite des élèves dans ce type d’établissement.

Nous contestons la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire. Nous exigeons la mise en place d’un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d’effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.

Plusieurs lycées ont déjà décidé de se mettre en grève dès la rentrée 2016 si des engagements fermes n’étaient pas pris par le ministère.

  • Premiers signataires : les personnels mobilisés des lycées Joliot-Curie, Paul Langevin, Louise Michel et Claude Chappe de Nanterre (92), Prony d’Asnières-sur-Seine (92), Léonard de Vinci de Bagneux (92), Guy de Maupassant, Anatole France et Claude Garamont de Colombes (92), Galilée de Gennevilliers (92), Michel-Ange et Charles Petiet de Villeneuve-la-Garenne (92), La Tournelle de La Garenne-Colombes (92), René Auffray de Clichy-la-Garenne (92), Maurice Genevoix de Montrouge (92), Paul Painlevé de Courbevoie (92), Jean Zay d’Aulnay-sous-Bois (93), Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine (93), Jacques Brel de La Courneuve (93), Marcel Cachin de Saint-Ouen (93), Maurice Utrillo de Stains (93), Jean Rostand de Villepinte (93), Louise Michel de Bobigny (93), Paul Eluard de Saint-Denis (93), Eugène Delacroix de Drancy (93), Blaise Cendrars de Sevran (93), Germaine Tillion du Bourget (93), Wolfang Amadeus Mozart Le Blanc-Mesnil (93), Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), Arago de Villeneuve-St-Georges (94), Champlain de Chennevières-sur-Marne (94), Armand Guillaumin d’Orly (94), Honoré-de-Balzac de Mitry-Mory (94), Jules Michelet de Fontenay-sous-Bois (94), Nadia et Fernand Léger, Jean Jaurès, Julie-Victoire Daubié et George Braque d’Argenteuil (95), Simone de Beauvoir et Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (95), Romain Rolland de Goussainville (95), Jean-Jacques Rousseau et de la Tourelle de Sarcelles (95), de Bezons (95), Pierre Mendès-France de Villiers-le-Bel (95), Charles Baudelaire de Fosses (95), Maurice Eliot d’Épinay-sous-Sénart (91), Pierre Mendès-France de Ris-Orangis (91), Charles Baudelaire et Auguste Perret d’Evry (91), Robert Doisneau de Corbeil-Essones (91), Jean Rostand de Mantes-la-Jolie (78), Camille Claudel de Mantes-la-Ville (78), André Malraux de Montataire (60), Romain Rolland d’Amiens (80), Blaise Pascal de Forbach (57), Louis Armand de Chambéry (73), Gaston Darboux de Nîmes (30), Toulouse-Lautrec de Toulouse (31), Charles Mongrand de Port-de-Bouc (13), Victor Hugo, Frédéric Mistral, Camille Jullian, Saint-Exupéry, la Viste, l’Estaque et Denis Diderot de Marseille (13), Edouard Branly et Maurice Viollette de Dreux (28), Jean Moulin de Roubaix (59), Elie Faure de Lormont (33)…
  • Avec le soutien des personnels mobilisés en Réseau d’Education Prioritaire (REP/REP+) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS) des collèges Moulin-Joly, Jean-Baptiste Clément et Gay-Lussac de Colombes (92), Romain Rolland de Bagneux (92), les Sablons de Viry Chatillon (91), St-Exépury de Villiers-le-Bel (95), Voltaire de Sarcelles (95), Henri matisse de Garges-lès-Gonesse (95), Marcel Pagnol de St-Ouen l’Aumône (95), Elsa Triolet de St-Denis (93), Barbara de Stains (93), Vercors de Grenoble (38), de l’école maternelle Henri Wallon de Gennevilliers (92), des écoles élémentaires Jacques Decour A et B de Nanterre (92), de l’école maternelle Jacques Decour de Nanterre...
  • Avec le soutien de :UNSEN CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, UNL, FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne (92)...

*La ministre répondait dans ce courrier en date du 27 avril 2016 au député qui relayait l’inquiétude des collègues du lycée professionnel Prony d’Asnières-sur-Seine (92) anciennement classé ZEP.

http://www.tpamz.levillage.org Twitter : @tpamz Page facebook : touchepasmazep

Documents joints

Touche pas à ma ZEP ! Grève le 17 novembre.
Touche pas à ma ZEP ! Grève le 17 novembre.
Word - 15.2 ko
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ecole college tract touchepasmazep 3 janvier
ecole college tract touchepasmazep 3 janvier
tpmzep 10 janvier
tpmzep 10 janvier
9_janvier lycees zep fede
9_janvier lycees zep fede

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