Trente assistant-es de service social en stage syndical Sud éducation

jeudi 31 mai 2012

Dans l’académie de Clermont-Ferrand, Sud éducation est devenu en 2004 le syndicat majoritaire chez les assistantes sociales scolaires. Il est aujourd’hui le seul syndicat qui organise cette catégorie, d’où l’idée d’organiser le 29 mars dernier un stage fédéral à Clermont-Ferrand. Trente AS des académies de Clermont, Marseille et Montpellier ont participé à ce stage préparé par les militants de Sud éducation 63, dont celles et ceux qui siègent à la CAPA des personnels sociaux.

La vision du travail social sur la casse de l’éducation

Si toutes les catégories de personnels sont touchées par les politiques de régression scolaire des Sarkozy, Chatel et autres, les assistantes sociales, par la place qu’elles occupent et par les publics auprès de qui elles exercent, peuvent avoir sur les effets de ces politiques une appréciation particulière, utile à l’ensemble des catégories.
- Chômage, travail précaire, précarité sociale, relégation, exclusion, qui contribuent au mal vivre à l’école et à l’échec des élèves, touchent une partie croissante de la population.
- Le droit à l’éducation reste toujours un combat pour des publics scolaires « à besoins particuliers » (enfants handicapés, du voyage, de familles sans-papiers…)
- Depuis septembre 2001, les politiques européennes en matière de sécurité ont adhéré aux thèses sécuritaires américaines. Les habitants des quartiers populaires sont montrés comme les nouvelles classes dangereuses. La démonstration de force policière devient la réponse banale.
- Les tentatives d’instrumentalisation des personnels sociaux au service des politiques sécuritaires se multiplient (prévention de la délinquance, secret professionnel, fichage…).

L’analyse collective sur ces points et sur les réformes qui imputent aux élèves eux-mêmes voire à leur famille les raisons des difficultés ou des échecs scolaires a permis un bilan des incidences sur l’activité quotidienne des personnels sociaux.

De l’aide aux familles, le travail social risque de s’orienter de plus en plus, si nous ne réagissons pas, vers une stricte mise en application de politiques sécuritaires, de plus en plus injustes et discriminatoires.

Suite à l’automne ?

À la fin du stage nous avons convenu qu’une journée c’était trop court. Avec d’autres AS de Solidaires ou d’autres personnels nous voulons continuer, avec l’envie de renforcer la réflexion et de construire l’intervention de Sud éducation dans le travail social au sein de l’école publique et de l’université.

Sud éducation Puy-de-Dôme