Un réseau syndical international pour nos luttes

mercredi 6 janvier 2016

Sud éducation est un syndicat de transformation sociale mais Sud éducation ne réussira pas, tout seul, à changer la société. C’est la raison pour laquelle nous construisons Solidaires, une union interprofessionnelle. C’est indispensable, mais non suffisant car les capitalistes sont mondialement organisés.

Agir dans un réseau syndical international

Le syndicalisme doit donc renouer avec les pratiques internationalistes et anticapitalistes qui furent ses valeurs et firent sa force. Les confédérations internationales ne répondent pas à ce besoin, moins encore en Europe où la CES. [1][Fin est pleinement intégrée à l’Union européenne ! Poursuivant un long travail de reconstruction, l’Union syndicale Solidaires contribue depuis des années à développer, d’une part, le Réseau syndical international de solidarité et de luttes [2], et d’autre part, le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base. Ainsi, nous agissons dans la durée, pour la solidarité internationale, contre toutes les répressions anti-syndicales et les oppressions, notamment celles envers les femmes. Nous intervenons, de manière unitaire et coordonnée, pour appuyer des luttes et des campagnes syndicales internationales. Nous effectuons un travail de réflexion et d’élaboration sur les conséquences de la crise du capitalisme, sur les luttes à mener pour la satisfaction des besoins immédiats de la classe ouvrière, sur les combats pour l’abattre, sur les alternatives possibles

La réunion européenne des syndicats

]Samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2015, s’est tenue à Barcelone une réunion européenne. Les organisations suivantes étaient présentes : CGT (État espagnol), IAC (Catalogne), Intersyndical (État espagnol), SO (État espagnol), CUB (Italie), SIAL COBAS (Italie), SI COBAS (Italie), SUD Vaud (Suisse), OZZ IP (Pologne), Solidaires [3] (France), CNT SO (France), CNT (France), Syndicat Autonome des Postiers (Suisse).

Dans l’atelier consacré à l’enseignement, les sujets abordés ont été la marchandisation de l’éducation par une série de contre-réformes, visant à accentuer la concurrence entre élèves, personnels et établissements scolaires. Le contrôle hiérarchique et les évaluations des enseignant-es ne cessent d’être renforcés pour attaquer, de plein fouet, leur liberté pédagogique. La dégradation voulue de l’éducation publique se fait au service de l’enseignement privé mais surtout au détriment de la masse des jeunes. Des tracts internationaux ont été réalisés, dont l’un soutenant la mobilisation intersyndicale qui avait lieu, le 4 novembre, en France, contre la précarité des personnels AESH [4] et pour la titularisation de tou-tes dans le cadre d’emplois statutaires. Le réseau a également soutenu la grève nationale dans le secteur éducatif, organisée le 13 novembre en Italie.

Au plan international comme au plan local, ce qui nous importe est de construire un rapport de forces nous permettant de peser sur le cours des événements ; non de les commenter en les subissant. Pour cela, nous privilégions le matériel syndical, directement utilisable par les équipes militantes de base, lors des discussions avec les collègues, lors des tournées syndicales dans les établissements.
D’autres ateliers sectoriels se sont tenus à Barcelone : ferroviaire, poste, centres d’appel, automobile, nettoyage, fonction publique, … Enfin, nous avons poursuivi le travail commun sur des sujets tels que les migrations, le droit de grève, la répression anti-syndicale, les discriminations, les droits des femmes, l’écologie, la réduction du temps de travail. Plusieurs motions ont été adoptées, des campagnes syndicales internationales sont décidées dont … « Les capitalistes nous coûtent cher » !

Contribution aux débats de la fédération Sud éducation


[1Confédération Européenne des Syndicats.

[3dont une délégation Sud éducation

[4Accompagnant-es d’Élèves en Situation de Handicap