24 mai 2001 : pour un salaire étudiant, pour un salaire jeune

jeudi 24 mai 2001
mis à jour vendredi 14 janvier 2005

SUD Education se prononce pour la salarisation automatique de tous les étudiants se destinant à l’enseignement

Pour un salaire étudiant

Pour un salaire jeune

Le Monde daté du 18 mai fait état d’un projet ministériel qui envisage de « pré-recruter » les futurs enseignants au niveau du DEUG, et de les rémunérer « - de l’ordre de 7000 F par mois- pendant leur année de licence, pour préparer le concours. » Cette mesure s’accompagnerait d’un engagement décennal à enseigner dans l’enseignement public.

- SUD Education se prononce pour le retour à une forme de pré-recrutement (du type des Instituts de préparation à l’enseignement secondaire, supprimés il y a une vingtaine d’années), et pour que tous les étudiants qui, à leur première rentrée universitaire ou en fin de première année d’université, se destinent à l’enseignement, bénéficient automatiquement, en contrepartie d’un engagement décennal, d’un statut d’élèves-professeurs salariés (à l’image de ce qui n’existe plus aujourd’hui que dans les Ecoles normales supérieures).

- SUD Education se prononce pour que ce statut national soit mis en place au plan national et pour toutes les disciplines et pour tous les types d’emplois de l’enseignement (primaire comme secondaire, et ATOSS).

- SUD se prononce en particulier pour que les emplois-jeunes en fin de contrat ou à tout moment de leur contrat, qui désirent devenir professeurs, bénéficient immédiatement d’un statut de ce type et puissent, sans autre charge, se consacrer à la préparation au métier d’enseignant. Ce serait la manière la plus saine et la plus « naturelle » de résoudre le problème du devenir de ces emplois-jeunes, « non-statut » auquel SUD éducation s’était opposé, en particulier parce qu’il supposait l’abandon de tout espoir de poursuivre des études supérieures (crainte dont les faits ont vérifié le bien-fondé).

- Plus généralement, SUD Education se prononce pour le salaire jeune à hauteur du SMIC, accordé systématiquement à tout jeune de dix-huit ans, qu’il poursuive des études (quelles qu’elles soient) ou soit à la recherche d’un emploi. Seule cette proposition est susceptible, non seulement de « dégonfler » les statistiques du chômage des jeunes (ce qui était le motif de la création des emplois-jeunes), mais aussi d’en finir avec les « jobs » du type McDo ou Pizza-Hut, faux emplois mais véritables armes de guerre contre le droit du travail et contre le droit aux études

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