" AIS 75 " ?

 mars 2001
mis à jour dimanche 3 avril 2005

Par cette accroche perverse, l’Académie de Paris veut faire croire qu’elle va réussir l’Intégration Scolaire des Enfants Handicapés.

Elle vient de publier un luxueux Livret d’Accueil des Auxiliaires d’Intégration (trop luxueux pour être honnête...). On pourrait se laisser éblouir et croire que "AIS 75" est un nouveau service du Rectorat de Paris. Il n’en est rien.

Après 26 ans de réflexion, il nous annonce avec des mots exaltants ("des enfants autrement capables", "l’élève handicapé acteur de son intégration", créer un moyen d’apprendre", "l’Éducation nationale relève le défi !", etc.) la privatisation d’un de ses secteurs. Pascal Jardin, sous l’impulsion de Jack Lang, tente à nouveau de casser l’unité du Service Public d’Éducation en sous-traitant la gestion de nouveaux personnels dont il pourrait très bien assurer la charge.

En fait, "AIS 75" est une organisation privée, créée en mars 2000, financée par EDF-GDF, qui sera le patron de nouveaux emplois-jeunes mis à disposition sur des postes d’auxiliaires à l’Intégration Scolaire.

Si la mise en place de cette sombre magouille nous est présentée avec des arguments contradictoires ("AIS 75" est, selon les passages du livret, créée par la volonté des associations privées ou à la demande du Ministère, "AIS 75" décide ou "AIS 75" répond à de nouvelles directives sur la politique d’Intégration, "AIS 75" tient d’un accord triparti Education-Santé-Assocations ou d’une convention Education-FNASEPH-IRIS Initiative), elle laisse surtout imaginer un fonctionnement futur malin : la CDES ordonnera ("se prononcera sur l’opportunité de l’accompagnement..."), le privé gèrera le personnel et le chef d’établissement (le directeur d’école ?) avec l’enseignant seront responsables !

SUD éducation ne peut tolérer cette manipulation : l’Intégration Scolaire des Enfants Handicapés ne peut être, dans le Service Public, que l’œuvre d’agents à statut reconnu, formés, compétents, responsables.

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