Allons-nous subir sans réagir ?

"Les seules batailles perdues sont celles qu’on ne mène plus"
 septembre 2002
mis à jour samedi 15 janvier 2005

Les mauvais coups n’ont cessé de pleuvoir pendant presque tout l’été. Et ce n’était qu’un début. L’automne va être calamiteux. Les premières victimes en sont les jeunes de manière générale et ceux issus de l’immigration et des milieux populaires de manière systématique.
L’arsenal répressif mis en place les années précédentes et l’écœurante propagande visant à stigmatiser les "sauvageons" produisent leurs effets (pages 3 et 7)

Le pouvoir veut nous rendre complices actifs de sa politique en promulguant un décret d’outrage à enseignant qui ne fera qu’exacerber les tensions et qui vise à punir des familles entières dites à problème (page 7). Dans le même temps la précarité s’accroît, le gouvernement ne crée pas les postes d’enseignants, de personnels sociaux, administratifs et ouvriers nécessaires. La mise en place de l’ARTT va dégrader considérablement les conditions de travail pour les personnels ouvriers, administratifs, les Conseillers Principaux d’Education (et quand pour tous les enseignants ?).

Pendant qu’on réprime les jeunes et les syndicalistes (page 6), on va construire de nouvelles prisons, mais pas de nouveaux collèges, on continue à licencier à tour de bras, on réduit le nombre de fonctionnaires (sauf les flics, bien entendu) ; on augmente le SMIC de 2,4 % et le salaire des ministres de 70 %, on multiplie les cadeaux aux patrons en les accompagnant dans leur action constante de généralisation de la précarité et de la flexibilité au plus bas coût salarial en créant des contrats jeunes en entreprise, on va faire travailler les gens un peu plus longtemps, mais on ne les remplacera pas quand ils partiront en retraite (page 3).

Ici comme ailleurs, "la mondialisation néolibérale" accentue ses ravages (page 4). Sur fond de "révolution technologique", de "modernité", de déréglementation et d’ouverture des frontières, on assiste au triomphe du capitalisme financier en même temps qu’apparaissent de plus en plus au grand jour certains de ses aspects des plus sordides et scandaleux : affaires Enron, Vivendi et autres (page5).

La rentrée promet d’être joyeuse : casse des systèmes de retraite par répartition, fermetures de services de santé, élèves sans prof ou sans établissement, services administratifs submergés...
Le gouvernement compte résoudre tous les problèmes par la mise en place d’un système répressif tous azimuts. Par là il vise en particulier à enrayer les mouvements sociaux en les criminalisant (page 6).

L’offensive est générale, elle concerne tous les champs de la société (salariés ou chômeurs, avec ou sans droits, avec ou sans papiers...). Des résistances se construisent (page 2) et se développent parce que ce monde est invivable. Elles doivent converger. Nous ne pouvons qu’y participer.
Sur le terrain de l’Education, la Fédération des syndicats SUD EDUCATION avec d’autres syndicats alternatifs européens et tous ceux qui se joindront à la construction d’une fédération européenne (page 8) s’oppose avec les personnels, avec les usagers et avec tous les "sans" à ces attaques qui nous touchent de très très près.

Pour une autre société, pour une autre école, l’alternative est à construire.

Journées d’été, Millau le 21 août 2002

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