C’est la libération du mois de juillet qu’il faudrait imposer !

jeudi 12 mars 2009

Sud éducation a dénoncé la provocation de ce que Xavier Darcos nomme la « reconquête du mois de juin ». Cette décision prise, encore une fois, sans aucune concertation est lourde de conséquences pour les personnels et les lycéens.

En repoussant d’une semaine la fin des cours du troisième trimestre en lycée, le ministre alourdit encore la charge de travail des enseignants qui corrigeront désormais les copies de bac tout en assurant leurs enseignements en 1ère et 2nde ! N’en déplaise au ministre, les personnels du service public d’éducation travaillent déjà pendant le mois de juin et jusqu’au 11 ou 12 juillet pour les oraux et les jurys d’examen.

C’est donc de la part du président et du ministre une nouvelle provocation à replacer dans le cadre de la reprise annoncée de la réforme du lycée. C’est faire peu de cas du travail préalable lié à l’organisation pédagogique des établissements. C’est rendre très difficiles les conditions réelles d’étude et de surveillance des épreuves alors que des cours se poursuivront. C’est, au final, faire preuve d’un grand mépris pour le travail des personnels et des lycéens.

Par ailleurs les lycéens et les personnels en charge de l’orientation ont dû travailler et parfois annoncer des choix dans la précipitation. Alors que la nouvelle procédure d’affectation était déjà avancée du 20 mars au 20 Janvier, le conseil de classe de terminale consacré à l’orientation aurait dû se tenir au plus tard le 7 Février (BO no 3 - janvier 2009). Ainsi les élèves auraient dû se prononcer avant la fin du mois de janvier. Mesure irréaliste mais qui témoigne du mépris pour les lycéens et leurs familles !

Les personnels ne sont pas dupes, il s’agit d’une nouvelle opération démagogique en direction des parents et de l’opinion visant ainsi à « rentabiliser » le travail des enseignants en les faisant travailler plus sans gagner beaucoup plus !

Pour Sud éducation il s’agirait plutôt de libérer le mois de juillet pour les élèves et les personnels.

C’est pourquoi Sud éducation demande au ministre de suspendre sa décision en 2009 et de tirer les conséquences des expérimentations désastreuses dans les académies.

Si la décision devait rester en l’état, nous examinerions les possibilités d’appel à un boycott sur une partie de ce nouveau service de fin d’année. Des cours ou des corrections le gouvernement doit choisir !

Vamos a la playa

Fédération des syndicats Sud éducation du 23 janvier

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