CNE-CPE : les faire plier !

par la grève générale...
vendredi 7 avril 2006
mis à jour samedi 2 septembre 2006

Ainsi, le « dialogue » « souhaité » par Chirac a commencé. Mais les syndicats lycéens, étudiants, de salariés, toujours unis pour exiger l’abrogation du CPE, continuent de buter sur une droite sourde et aveugle au formidable mouvement qui ébranle le pays.

Malgré les occupations, les blocages, les manifestations qui continuent avec opiniâtreté en dépit de la répression qui frappe jusqu’aux plus jeunes, malgré les millions de manifestants, l’Élysée, Matignon et l’UMP se cramponnent à leur sinistre jeu politicien en vue de 2007. En procédant ainsi, ils portent l’entière responsabilité de la crise sociale et de ses dérapages.

La fatalité de la précarité peut être vaincue

Le CPE est certes cette mesure-phare de la loi « sur l’égalité des chances », cet instrument supplémentaire de précarisation des jeunes. Mais cette loi, que le gouvernement entend sauver à tout prix, comprend également l’apprentissage à 14 ans, l’autorisation du travail de nuit à partir de 15 ans - pour le dire plus vite : la fin de la scolarité obligatoire à 16 ans... -, la suppression des allocations familiales pour les parents d’élèves absentéistes ou « portant trouble au fonctionnement de l’établissement scolaire », le renforcement des pouvoirs de police des maires contre les « sauvageons »...

Elle doit être abrogée dans son intégralité. Le CNE aussi.

Parce qu’au-delà de la jeunesse, chacun a compris qu’après le CNE et le CPE, si nous ne les arrêtons pas, c’est le CDI qui sera attaqué dans les mois qui viennent, et ensuite les statuts de la fonction publique : tels sont les objectifs finaux de la droite et du MEDEF.

L’exigence d’un retrait du CPE portée de façon intergénérationelle et unitaire va de pair avec ce rejet de la politique généralisée de précarisation qui se développe dans le travail comme dans tous les aspects de la vie de chacun.

L’ensemble de la jeunesse, des travailleurs, en activité ou retraités, avec ou privé d’emploi, avec ou sans papiers, doit se mobiliser et se révolter contre la précarité, contre l’inégalité des droits, contre la répression brutale que ce gouvernement entend mener.

Ils tablent sur le pourrissement et sur les vacances scolaires ? Ensemble, décevons-les ! Pour la première fois depuis des lustres, nous sommes en mesure de leur infliger une défaite historique, de leur montrer que les recettes néo-libérales ne peuvent avoir cours dans notre pays.

Il faut empêcher ce gouvernement de détruire un à un tous les acquis des luttes des travailleurs.

Seule la grève générale peut nous donner les moyens de vaincre.

En conséquence, la Fédération SUD Éducation :

- appelle tous les personnels de l’éducation à la grève reconductible, partout où le rapport de force le permet, notamment dans les lycées où il est indispensable de rejoindre les élèves. Il faut s’opposer par la grève au déblocage des lycées par la police, demandé d’une façon irresponsable par le ministre de l’Éducation nationale. Les propos de Robien demandant la levée des blocages et menaçant les enseignants en lutte, ne peuvent que renforcer notre détermination.

- appelle tous les personnels de l’éducation à tenir des assemblées générales d’établissement et de ville, à construire la riposte unitaire et l’amplification de l’action.

- appelle tous les personnels de l’éducation à participer à toutes les actions aux côtés des lycéens et des étudiants, décidées localement ou par leur coordination nationale.

REFUSONS LA PRÉCARISATION GÉNÉRALISÉE DE NOS VIES !

Saint-Denis, le 7 avril 2006

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