Ce monde est impossible !!!

Un autre syndicalisme pour une autre société est nécessaire
 mai 2002
mis à jour vendredi 28 janvier 2005

Le monde du travail a sévèrement sanctionné une "gauche plurielle" absente du second tour parce que plus préoccupée de satisfaire aux critères d’une Europe antisociale que de répondre aux besoins des travailleurs et des couches populaires. En France s’ouvre ainsi une crise majeure, rançon de vingt ans d’une politique néo-libérale conduite successivement, alternativement et conjointement par la droite et la gauche institutionnelle.

Cette politique a :
- aggravé le chômage, la précarité, la pauvreté et l’exclusion,
- gravement détérioré les conditions de vie dans les quartiers populaires,
- démantelé ou affaibli les Services Publics, notamment l’Education nationale, incapable de donner à tous les jeunes et surtout à ceux des milieux populaires qui en ont le plus besoin, une instruction et une formation véritables,
- approfondi la crise de la représentation politique et consommé la rupture entre le peuple et des "élites" indifférentes à ses difficultés quotidiennes, favorisant ainsi l’enracinement et les progrès de l’extrême droite, avec les résultats électoraux que nous constatons.

Certes, les élections de mai et juin ne contribueront pas à surmonter cette crise. Car, quels que soient les cas de figure, la décomposition du système social et politique actuel risque de se poursuivre et de s’accentuer si, dès maintenant, les travailleurs ne se mobilisent pas massivement pour imposer une alternative de société. C’est pourquoi SUD appelle tous les personnels de l’Education nationale à participer au développement d’un puissant mouvement populaire :
- contre l’extrême droite, son programme économique ultra-libéral (privatisation de la Sécu et des services publics, suppression de l’impôt sur le revenu...) qui aggravera encore le chômage, la précarité et la misère des couches populaires qu’il prétend défendre ; contre son programme politique de haine, d’apartheid (mise en application de la "préférence nationale") et de repli sur une "France éternelle" purement imaginaire,
- contre le programme politique de la droite et les orientations sociales-libérales qui ont prévalu dans la gauche institutionnelle, confirmées lors du sommet de Barcelone (acceptation du processus de libéralisation de l’énergie et de l’augmentation de 5 années pour le départ à la retraite),
- pour la défense et le renforcement des services publics (transports, énergie, santé, éducation...),
- contre les fonds de pension et pour le maintien des retraites par répartition ; pour le droit à une retraite pleine et entière pour tous à 60 ans avec 37,5 années de cotisation ; contre le travail et les statuts précaires,
- pour une véritable réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation et avec des créations de postes statutaires,
- contre les licenciements, à commencer par ceux imposés dans les entreprises bénéficiaires,
- pour une véritable politique scolaire qui réponde aux besoins d’instruction et de formation des enfants des milieux populaires ; contre l’aggravation des conditions d’emploi et de travail des personnels.

Dans cette perspective de reconquête sociale, SUD a appelé à faire du 1er mai un temps fort de mobilisation, de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, de solidarité internationale avec les peuples qui, dans le monde, luttent pour leur dignité, leurs droits sociaux et politiques et en particulier pour une paix juste et durable qui garantisse aux peuples palestinien et israélien la possibilité de vivre dans des Etats aux frontières sûres et reconnues.


Paris le 30 avril 2002

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