Chez Citroën, les mots “syndicaliste” et “grève” n’existent pas.

Ailleurs c’est pire...
lundi 17 octobre 2005
mis à jour samedi 21 janvier 2006

Au printemps dernier à Aulnay-sous-Bois, Citroën a fait remplacer les grévistes par des intérimaires, dans le but de briser illégalement un mouvement dur à l’atelier des peintures. Pour empêcher toute intrusion dans ce local les agents de maîtrise furent requis. Philippe JULIEN, secrétaire du syndicat CGT a voulu déjouer cette manœuvre scandaleuse, avec trois autres délégués CHS (Hygiène et Sécurité). Ils se présentèrent sur le site interdit et usèrent de leur droit d’accès garanti par la loi. Là, ils furent l’objet d’invectives et de bousculades par la centaine de cadres présents, très agressifs. Citroën a engagé une procédure disciplinaire contre « les fauteurs de troubles » dont le seul tort est d’avoir fait respecter le droit de grève.

Philippe a été licencié. Une affaire qui nous concerne tous.


Ailleurs c’est pire, surtout dans le privé.

Philippe JULIEN, secrétaire du syndicat CGT de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois, a été licencié après avoir fait respecter le droit de grève. Faty MAYAN, déléguée syndicale SUD nettoyage, a gagné aux Prud’hommes contre le groupe Accor, mais cette multinationale refuse de la réintégrer. A Longwy, Kamel BELKADI militant CGT, est toujours con-damné à 18 mois de prison avec sursis pour l’incendie de l’usine DAEWOO. A Lens, Christian MULLER, ex-délégué CGT à la Caisse d’Epargne, est licencié six mois après la fin de son mandat syndical, au moment où il ne bénéficie plus de protection. A Bègles, quatorze syndicalistes CGT, CNT et SUD ont été suspendus de leur fonction pour des périodes de six mois à deux ans. Au Mans une mobilisation sans faille, et une décision de l’Inspection du Travail ont pu empêcher le licenciement d’un délégué SUD à B2S.

Ces affaires sont intolérables, et nous concernent tous. Elles sont à suivre de près car elles montrent que les méthodes utilisées pour sanctionner sont toujours les mêmes, bien qu’elles se produisent à des endroits très éloignés les uns des autres : Il s’agit toujours d’un individu, connu pour son engagement et sa détermination, pris isolément. On lui construit au préalable un dossier négatif composé d’appréciations de sa hiérarchie vagues et suggestives, mais d’aucun fait précis. On ajoute à cela le témoignage désobligeant de quelques collègues de travail zélés, pour donner un peu de crédit à l’épais dossier artificiel. Puis on crée un incident et on le grossit démesurément. Parfois même tout est purement inventé. Enfin la sanction tombe, après une campagne de calomnie pour créer la confusion de tous et le doute de l’entourage proche. Cette basse précaution paralyse toute forme de solidarité, ou la retarde.

Ces méthodes sont courantes dans le privé. Elles font leur apparition maintenant dans l’Education Nationale, avec l’autonomisation des Etablissements scolaires et le renforcement des pouvoirs de la hiérarchie.

Commission fédérale anti-répression syndicale

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