Communiqué Mayotte

vendredi 20 avril 2007
mis à jour samedi 25 août 2007

A Mayotte, nos collègues du 1er degré, méprisés depuis des nombreuses années dans leur travail quotidien, sont en grève illimitée depuis 5 semaines pour exiger une scolarité décente pour tous les enfants à Mayotte, et des conditions de travail dignes pour les personnels. Ils ont été rejoints ce mardi 17 avril par les collègues du second degré. Unis et fidèles aux mêmes revendications depuis 2006, attachés à l’école de la République de tous et pour tous, sans distinction d’origine ils réaffirment son caractère national, public, laïque et gratuit.

Un pas supplémentaire a été franchi, par les autorités de l’état, dans l’atteinte aux droits syndicaux, à la liberté d’expression avec l’arrestation de RAKOTONDRAVELO Rivomalala, secrétaire général du SECGT Ma, opérée par la police nationale, mardi matin devant le vice-rectorat de Mayotte, ainsi que sa garde à vue et la décision de le présenter en comparution immédiate ce mercredi 18 avril. Celle-ci fait suite aux arrestations de six instituteurs et un parent d’élève, lundi 16 avril, et à leur garde à vue, dont quatre d’entre eux seront aussi présentés en comparution immédiate avec lui.

La Fédération des Syndicats SUD Education exige leur libération immédiate et l’arrêt des poursuites à leur encontre, la restitution du matériel syndical indûment confisqué (sono, haut-parleurs), en respect du libre droit syndical et du droit de grève. Ces actes sont la seule réponse de la préfecture et du vice-rectorat, aux revendications des enseignants de l’île.

Leurs revendications légitimes doivent être entendues !!! Si les représentants de l’Etat ne veulent pas s’intéresser à ces problèmes, nous devons les y contraindre !!!

C’est pourquoi nous invitons toutes les personnes inquiètes de la situation catastrophique de l’Education Nationale à Mayotte à exprimer leur solidarité aux personnels en grève à Mayotte.

La Fédération des Syndicats SUD Education exige avec eux :

- que les problèmes du système éducatif à Mayotte soient débattus autour d’une table ronde, en présence des organisations de personnels et de parents. C’est la promesse qu’avait faite le Préfet de Mayotte, nous entendons qu’elle soit tenue !

- que des réponses claires soient apportées concernant l’urgence du déficit de locaux, les plans de rénovations et de constructions scolaires pour le premier comme pour le second degré, la sécurité dans les établissements (mise en place d’un CHSA), et le recrutement des personnels enseignants et IATOSS titulaires, nécessaires à l’allègement des classes et à rassurer l’encadrement dû à l’accroissement démographique.

- l’augmentation par indexation ou primes de vie chère, des salaires ne bénéficiant pas d’indemnités spéciales.

- une véritable formation pour tous, titularisation des contractuels, et intégration des IATOSS de la collectivité départementale.

- le respect des droits aux congés-formation, aux mutations dans la transparence notamment pour les IATOSS.

- le respect des droits syndicaux pour tous (y compris pour les locaux).

Saint Denis, le 20 avril 2007

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