Conseillers d’orientation psychologues : missions et statuts en danger !

 novembre 2002
mis à jour samedi 15 janvier 2005

Collégiens, lycéens de l’enseignement général, technologique ou professionnel, étudiants, parents d’élèves, apprentis, adultes en recherche de formation, le large public qui sollicite les services d’orientation de l’éducation nationale dans les centres d’informations et d’orientation (CIO) ou dans les établissements scolaires a une idée précise du rôle des conseillers d’orientation psychologues (COP). Les COP apportent informations (sur les études, les métiers et notamment sur la relation formation/emploi) et conseils en orientation (aide à l’élaboration de parcours d’études, recherche de solutions adaptées en cas de difficultés...). De la même manière, dans les établissements scolaires, les enseignants et les professeurs principaux, les personnels de direction, les CPE mais aussi les personnels des services santé et sociaux reconnaissent clairement les COP comme conseillers techniques pour les questions d’orientation et de parcours scolaires.

La place singulière des COP dans un système éducatif complexe et leur autonomie d’action semblent par contre gêner les décideurs gouvernementaux. En permanence décriés par leur propre ministère, les COP subissent aujourd’hui, au travers de missions de plus en plus instables, une fragilisation de leur position. Face à une demande qui ne cesse de croître dans les établissements scolaires et dans les CIO, l’administration répond, non par des créations de postes, mais par de nouvelles tâches (entretien aide-éducateur, bilan 15 ans, validation des acquis d’expérience...). D’autre part, les annonces de régionalisation d’un certain nombre de services de l’éducation nationale, en particulier les CIO et leurs personnels, ne peuvent que renforcer le sentiment de remise en question du service public d’orientation. Le gouvernement veut mettre en oeuvre une décentralisation qui se traduira par une adaptabilité des services d’orientation (s’ils existent toujours en tant que tel) à des données (et des autorités) locales forcément réductrices pour les élèves.

Dans ce contexte, SUD éducation s’engage à lutter :
- pour le maintien du statut de fonctionnaire d’état et de psychologue de l’éducation,
- pour la confirmation des missions initiales des COP (information et conseil en orientation), tout en rappelant que ces missions n’ont pas pour objectif de cautionner les sélections et les affectations imposées que subissent les élèves en difficulté ou en opposition. SUD refuse un discours institutionnel en matière d’orientation qui, sous prétexte d’un intérêt collectif (certes non négligeable), sert beaucoup plus le modèle socio-économique dominant que les aspirations individuelles,
- pour une réelle amélioration des conditions de travail et d’accueil du public. Permettre aux COP de gagner en efficacité et en impact doit se traduire par des créations de postes statutaires, par le respect de la maîtrise de l’emploi du temps sur la base de 35h hebdomadaires avec conservation du quart temps et des acquis en matière de congé.

La défense du service public d’orientation est un enjeu de taille. Elle ne sera efficace que dans le cadre de la défense du service public d’éducation dans son ensemble.
SUD Nord-Pas de Calais

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