Contre l’arbitraire, on continue avec Roland !

mardi 6 mars 2007
mis à jour samedi 28 avril 2007

Enfin, notre camarade Roland Veuillet a cessé la deuxième grève de la faim qu’il avait entamée contre la mutation-sanction qui le frappe depuis 2003 [1]. Son supplice a duré 56 jours ; 56 jours durant lesquels de Robien a refusé toute ouverture. Face à l’obstination de la rue de Grenelle, nous soutenons depuis le début ce militant de Sud éducation qui refuse le retour dans son académie par la petite porte qu’on lui propose : sa demande de mutation contre le maintien d’une sanction qui laverait l’administration de toute faute. Pour Roland, accepter ce marché du diable reviendrait à se sanctionner lui-même après l’avoir été injustement par sa hiérarchie. Ce serait cautionner tout ce qu’il combat : les arrangements en douce, la casse du droit syndical comme la toute-puissance de l’administration. Ce qu’il réclame c’est que, conformément à la loi, une enquête administrative soit enfin diligentée et qu’une CAPN se réunisse pour le réintégrer dans son poste.

Ce n’est pas seulement son honneur qui est en cause, c’est chacun de nous qu’il défend contre l’arbitraire. D’autant plus qu’en brisant les individus qui lui résistent, c’est l’ensemble de nos droits collectifs que le ministère tente de piétiner. Car pour avoir fait grève légalement, Roland Veuillet a tout subi de sa hiérarchie et du pouvoir politique : l’accusation de faute professionnelle montée de toute pièce, la mise au placard, l’éloignement de son foyer, le refus constant de tout dialogue, les communiqués de presse calomnieux et même... une tentative d’internement d’office en psychiatrie, heureusement vite rejetée comme abusive par l’hôpital du Vinatier !

Cette vaste campagne de discrédit qui vise à l’isoler, cette démonstration de cruauté qu’on lui inflige pour l’exemple, sont pourtant en passe de se retourner contre ses instigateurs. Car les soutiens affluent vers Roland. Collègues, syndicalistes, universitaires, politiques et journalistes sont désormais convaincus de son innocence comme du motif antisyndical de sa sanction. Pour tous, de Robien est le véritable responsable. Lui et l’esprit de caste de quelques haut fonctionnaires qui préfèrent se serrer les coudes dans le déni plutôt que reconnaître leurs torts. Car telle est la leçon que Roland nous enseigne depuis quatre ans déjà : oui, le pot de terre peut résister au pot de fer... nous saurons nous en souvenir.

Sud éducation et recherche Vienne


[1En 2003, après avoir refusé de remplacer des surveillants grévistes sans ordre écrit de son proviseur, Roland Veuillet a été muté d’office de Nîmes à Lyon.

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