De la dégradation des conditions de travail en EREA...

 octobre 2002
mis à jour samedi 15 janvier 2005

Au quotidien, le fonctionnement des EREA est souvent perturbé, l’encadrement mal assuré. Certaines classes et unités de vie deviennent ingérables. Le manque de personnel de remplacement, d’Atoss, de personnel de service social et psycho-éducatif est criant. L’absence d’attractivité que suscitent l’enseignement adapté et les EREA en particulier aboutit à ce que chaque année, bon nombre de sortants IUFM, de PE non spécialisés, de listes complémentaires et des travailleurs précaires toujours plus nombreux se trouvent nommés sur des postes et dans des établissements dont ils ignoraient jusqu’à l’existence même !

Dans ces conditions, on pare au plus pressé, on colmate les brèches tandis que la rentrée s’effectue sous le signe de l’improvisation, de l’urgence et du stress.

...à l’abandon des missions du service public
de l’enseignement et de l’éducation adaptés !

Dans un tel contexte, la réduction du temps de travail des enseignants en classe (passage à 21h, vers les 18h), pour justifiée qu’elle soit, nous semble trop restrictive. Pourquoi les enseignants sur poste d’éducateur n’en ont-ils pas bénéficié ? Il faut une RTT juste pour tous les enseignants nommés en EREA, créatrice d’emplois (sinon, l’administration devra recourir aux heures sup ou abaisser les horaires élèves !). Enfin, si rien n’est fait concernant le recrutement et la formation d’enseignants spécialisés, cette réduction du temps de travail va impliquer une diminution de l’horaire de spécialistes. Et ce seront immanquablement des instits/PE non spécialisés et souvent non volontaires qui devront assurer ces horaires, des listes complémentaires et des personnels précaires (MA, contractuels, vacataires) qui pallieront les manques en personnels titulaires.

Pour une lutte unitaire élargie

Par delà les grèves menées l’an dernier et poursuivies cette année (4 semaines de grève à l’EREA de Montélimar au 24 septembre), qu’en est-il du devenir de l’enseignement et de l’éducation adaptés ? Le 26 août, une délégation de SUD, reçue au ministère, a soulevé la question de la non réduction du temps de travail des instituteurs/PE sur poste d’éducateur. La réponse, claire : " évitons les sujets qui fâchent ! ". Aussi, face à l’intransigeance et au mépris du ministère, il faut construire la lutte la plus unitaire possible. Les luttes locales iront dans le mur ou occasionneront des accords circonstanciels en fonction des rapports de force et du bon vouloir des chefs d’établissement et de la hiérarchie académique. La lutte à mettre en place nationalement doit intégrer aussi bien la question de la RTT pour les enseignants sur poste d’éducateur que la redéfinition des missions des uns et des autres avec une remise à plat des emplois du temps et des statuts (d’autant que la circulaire de 1974 régissant le statut d’instit-éduc a été abrogée par le Conseil d’État suite au recours gagné par les collègues d’Ajaccio). Dans cette optique, la Fédération SUD a repris contact avec le Snuipp et demande une nouvelle audience auprès du ministère.

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