Élections professionnelles des personnels « enseignants » : Peu de changements

vendredi 20 janvier 2006
mis à jour lundi 13 février 2006

Après les grandes grèves de 2003 qui n’ont pas empêché les défaites sur les retraites et la décentralisation, après les reculs sociaux qui ont suivi et qui continuent, après les reculs scolaires organisés par la loi Fillon, après l’état d’urgence et le retour de l’apprentissage à 14 ans, la représentation administrative du syndicalisme enseignant sort quasiment inchangée de ces élections professionnelles.

Pour Sud éducation, une légère progression nationale

S’il y a une contestation des personnels par rapport à l’état actuel du syndicalisme, elle est à rechercher dans la forte montée des abstentions et cela dans toutes les catégories les plus importantes numériquement (-6,3 points de participation dans le premier degré et -10 points en 6 ans, -3 points dans le secondaire).

Dans le premier degré, le Snuipp-Fsu perd environ 5700 voix, le Se-Unsa environ 3800 voix. Fo perd environ 1600 voix. Le Sgen-Cfdt en perd 6 500. Cette abstention touche également Sud éducation qui augmente donc seulement d’environ 400 voix (5, 49%).

Dans le secondaire le Snes-Fsu se maintient à 100000 voix, le Sgen-Cfdt perd 5 400 voix, le Snalc se maintient à près de 8% et le Se-Unsa gagne 1360 voix, Fo perd 300 voix et Sud éducation gagne 1610 voix (5,40%).

La Fsu reste sans conteste l’organisation majoritaire du monde enseignant mais, pour la première fois depuis l’éclatement de la Fen en 1992, le Se-Unsa voit une progression de ses scores dans plusieurs départements. Il continue néanmoins à perdre de l’influence dans plusieurs autres. Le Sgen-Cfdt accuse la plus forte baisse (près de 2%). Fo perd des voix dans toutes les catégories. Quant à Sud éducation, sa progression en voix témoigne d’implantations locales réelles mais pas encore assez nombreuses pour être significatives au plan national.

A part l’abstention, aucune évolution n’est donc vraiment significative pour aucun syndicat même si nous faisons partie de ceux qui progressent légèrement. Cette abstention importante doit nous inciter à réfléchir au syndicalisme aujourd’hui, à son rôle, à sa fonction et sans doute aussi à l’idée que nous nous en faisons dans un contexte marqué par les reculs sociaux et les échecs des mobilisations depuis 2003. A nous de trouver des points d’appui pour faire avancer l’idée qu’un syndicalisme tourné vers la convergence des luttes est souhaitable et possible.

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Des implantations locales qui se confirment

Les résultats locaux qui traduisent un état souvent plus proche de la réalité de l’activité syndicale montrent des dynamiques militantes nouvelles dans plusieurs départements.
Dans le premier degré plusieurs listes font une première apparition autour de 10% : un bon niveau pour la suite (Lot, Gers, Cantal, Ariège, Loire). D’autres syndicats confirment un développement et gagnent un siège (départements : 13, 14, 29, 31, 50, 61, 85).

Dans le secondaire notre progression chez les certifiés (6,6%) est freinée par le renforcement de listes CGT, et cela dans une dizaine d’académies alors que sur le terrain nous croisons plutôt des adhérents CGT très isolés. Nous gagnons 4 élus dans l’académie de Caen, 3 à Lyon et 1 à Nice.

Nous sommes à 5% chez les CPE où nous gardons un élu à Clermont-Ferrand et un à Orléans-Tours.

Chez les CO-PSY, une apparition intéressante pour Sud éducation avec près de 8,5% et deux élus dans l’académie de Lyon et un élu dans l’académie de Lille.

Chez les PLP où le Snuep-Fsu vient renforcer le panel du corporatisme syndical, Sud éducation se maintient à 4%, gagne un élu dans l’académie de Caen, en perd un à Paris et en conserve un à Clermont-Ferrand. Nos camarades de Caen obtiennent un élu chez les agrégés. Quant à l’EPS, avec 350 collègues qui acceptent de voter pour les positions très critiques que nous avons affichées à l’égard de la culture sportive : l’apparition de Sud éducation reste expérimentale mais mérite certainement d’être confortée dans nos syndicats.

Ces votes confirment des implantations locales connues qui se maintiennent en votes et en nombre d’élus : Créteil (3), Clermont-Ferrand (4), Rouen (4), Montpellier (2), Orléans-Tours (2). D’autres progressent dans un environnement syndical pas toujours facile : Marseille (de 1 à 2), Caen (de 1 à 7), Lyon (de 0 à 3), Lille (de 1 à 2).

Notre principale satisfaction et motivation est d’avoir su trouver l’appui de 25 000 collègues qui ont voté pour une liste Sud éducation. Nous les appelons à nous rejoindre dans les syndicats Sud éducation pour étoffer nos effectifs et nos équipes militantes, pour résister ensemble, pour élargir la perspective d’un syndicalisme Solidaire Unitaire et Démocratique.

Sud éducation Puy-de-Dôme

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