Élections professionnelles du 3 décembre

SUDéducation acquiert sa représentativité
 janvier 2003
mis à jour samedi 15 janvier 2005

Pour SUD éducation, les élections ne sont pas une fin en soi. Nous y participons car c’est l’occasion de nous adresser à l’ensemble des personnels et que ces échéances sont un point de passage obligé pour acquérir une représentativité qui donne, entre autres, accès aux commissions paritaires et à des moyens (décharges) qui aident au fonctionnement syndical. Pour autant, le lieu privilégié de notre action syndicale réside dans les luttes.

Les élus SUD éducation (1 élu-e en CAPN, 22 en CAPA, 11 en CAPD et 2 en CPC), sans concession mais aussi sans illusions sur les limites de telles structures, seront les porte-parole, au sein des instances administratives, des revendications des personnels tout en assumant leurs tâches de défense des salariés et de dénonciation de la cogestion et du syndicalisme de service.

Quels sont les faits majeurs de ce scrutin ? Tout d’abord un taux de participation qui reste élevé comparativement à d’autres élections professionnelles ou politiques : 64,96% dans le second degré et 67,14% dans le premier degré (légèrement en baisse). Le scrutin, si l’on regarde les résultats des 1er et 2nd degrés confondus, est marqué par le recul des principales fédérations. La FSU reste majoritaire mais perd 15 457 voix (départ du SNETAA mais aussi baisse importante du SNES), soit -3,75 points et 6 élus en CAPN. La 2ème fédération, l’UNSA, perd également du terrain avec un recul de 3,18 points. La CFDT est stable avec une légère perte de 0,2 point et FO perd 0,53 point. Ce sont les "petites formations syndicales" qui progressent et particulièrement celles de droite (FAEN, Fédération Autonome, + 1,5% ; SNE dans le 1er degré + 1%). Comme dans le reste de la société, un glissement à droite se fait sentir dans l’éducation.

SUD éducation, avec 7 243 voix gagnées par rapport au scrutin précédent, soit +1,48 points, atteint 4,86% (+1,37points) dans le 1er degré et 4,70% (+1,58 points) dans l’ensemble des CAPN du 2nd degré. Le score de SUD éducation à la CAPN des Certifiés et Adjoints d’enseignement est de 5,46% (+1,90 point), ce qui nous permet d’avoir un élu au niveau national (le SGEN-CFDT en perdant un). SUD éducation enregistre également deux résultats encourageant : 4,66% (+2,2 points) chez les Conseillers Principaux d’Education et 5,89 % chez les Conseillers d’orientation psychologues alors que le ministère nous avait demandé de justifier de notre représentativité dans ce corps.

Le syndicalisme alternatif gagne du terrain

Six ans après sa création, SUD éducation participait pour la troisième fois à un scrutin professionnel de ce type. La première participation, en 1996, alors que quelques syndicats SUD éducation venaient tout juste de se créer, constituait un galop d’essai. Trois ans après, nous étions confrontés à la loi Perben qui avait entraîné l’invalidation de nombreuses listes académiques ou départementales. Malgré ce handicap nous avions doublé le nombre de voix obtenu trois ans plus tôt. En 2002, nous progressons de 46% par rapport au scrutin de 1999 (quatre fédérations sont derrière nous, dont deux appartiennent à des confédérations -CGT et CGC- qui selon la loi Perben bénéficient d’une représentativité d’office).

La loi Perben s’est encore appliquée lors de ce scrutin. La liste que nous présentions à la CAPA du 1er degré de l’Essonne a été recalée par le rectorat, décision confirmée par le Tribunal Administratif de Versailles malgré le déni de démocratie et d’égalité que cela représentait (dans d’autres départements des listes présentées dans les mêmes conditions -liste ne comportant que des instituteur-trices et nombre de syndiqué-es équivalent- ont été validées). Au niveau national les listes présentées par le PAS -Pour une Alternative Syndicale (1er degré)- et par les syndicats régionalistes STC-LAB-SOE-ESB ont été invalidées par le ministère. Nous ne pouvons qu’une fois de plus protester contre ce barrage fait à la démocratie. Seuls les personnels ont le droit de décider de la représentativité d’une organisation.

Les élections de 2002 montrent que, d’année en année les personnels de l’Education nationale rejoignent les idées et les pratiques d’un syndicalisme alternatif au syndicalisme d’accompagnement et portent leurs voix vers SUD Education. Ce ne peut être qu’un encouragement à continuer notre construction en France et en Europe, sans triomphalisme ni sinistrose.

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