Expulsion et arrestation des demandeurs d’asile en lutte à Tours

NON à la répression du mouvement social
vendredi 17 juin 2005
mis à jour mardi 28 février 2006

Mercredi 15 Juin, aux alentours de 6H, les forces de l’ordre ont expulsé et arrêté les demandeurs d’asile et les membres du collectif de soutien de leur nouveau lieu d’occupation, un hôtel vide. Le collectif, en lutte depuis maintenant plus de trois mois pour l’obtention de logements décents pour les familles, subit de plein fouet une répression grandissante qui s’abat sur cette lutte.

Rappel des faits.

Depuis la fin du plan hiver, et la fermeture de trop nombreuses places en foyers, n’arrangeant guère le manque chronique de place en CADA (Centre d’Accueil pour les Demandeurs d’Asile), c’est une lutte intense qui secoue la ville de Tours. Ce ne sont pas moins de 20 familles qui se sont successivement retrouvées à la rue depuis fin Mars et aidées par le collectif, qui a d’abord occupé l’université de Tours, et qui depuis lundi a réquisitionné un hôtel pour permettre de loger l’ensemble des familles.

Face à la pénurie dramatique de logements sociaux, que ce soit pour les demandeurs d’asile ou pour tout autre précaire, le collectif multiplie depuis plusieurs mois les actions d’interpellation des pouvoirs publics, qui restent souvent sourds et utilisent la force et la répression pour répondre aux revendications.

Une escalade de violence

Après les convocations de militants suite aux actions du collectif, les violentes interventions des forces de l’ordre à la mairie puis à la préfecture, c’est une étape supplémentaire dans la répression qui a été franchie ce jour. La décision de changer de lieu pour un hôtel désaffecté a été prise par le collectif devant les menaces de plus en plus pressantes de l’université de faire expulser les occupants. C’est après deux jours d’occupation de ce nouveau lieu, alors que la sortie de l’ancien lieu s’effectuait progressivement, que les forces de l’ordre sont intervenues, interpellant violemment les 8 Familles (17 enfants et 15 adultes) et les 8 membres du collectif présents sur place.

Relâchés en fin de journée, ceux-ci se sont repliés sur l’occupation de l’université, où ils risquent à tout moment une nouvelle expulsion.

Faire taire par la répression : une politique généralisée

Cette escalade des méthodes répressives face à cette lutte, comme face au mouvement lycéen, aux postiers de Bègles, aux syndicalistes de Longwy, de SUD B2S, etc, montre qu’aujourd’hui l’heure est à la répression du mouvement social, et que la force devient l’unique réponse aux revendications sociales.

Nous, organisations syndicales, politiques, associatives, apportons notre soutien au collectif tourangeau et demandons :
- La non-pousuite et/ou l’abandon des poursuites des personnes interpellées et convoquées
- L’arrêt de la répression systématique du mouvement social
- L’obtention de places en CADA pour les demandeurs d’asile
- L’application de la loi de réquisition
- L’ouverture massive de CADA
- La construction massive de logements sociaux

Premières organisations signataires : Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Droits Devant !, FCPE 75, Jeunesses Communistes Révolutionnaires, Ligue Communiste Révolutionnaire, Fédération des syndicats SUD Education, Fédération des Syndicats SUD Etudiant, Fédération SUD Ptt, Union des Etudiants Communistes, Union Syndicale Solidaires

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