Face au dénigrement, des faits ! Non aux licenciements par les "patrons-syndicalistes" du CAES du CNRS.

vendredi 29 avril 2005
mis à jour mardi 30 août 2005

La Fédération des syndicats SUD Education a appelé le 4 mars 2005 à signer la pétition "Au CAES du CNRS, les élus syndicalistes licencient comme des patrons " initiée par le syndicat SNTRSCGT [1].

Rappelons les faits : deux personnels du CAES sont "remerciés" par le bureau majoritaire SGEN-CFDT/SNCS-FSU du CAES du CNRS à l’issue de leurs contrats à durée déterminée. Cette décision a été prise à quelques mois de leur cessation d’activité : 60 ans, âge de départ à la retraite suite aux 37,5 annuités, revendications que nous défendons toujours.

Depuis, les signataires de cette pétition ont reçu un courrier posté par le président du CAES du CNRS, Patrick Mussot élu CFDT et signé des élus SGEN-CFDT, SNCS-FSU, SNIRS-CGC et SNPTES-SUP’RECHERCHE-UNSA du bureau du CAES.

Ce courrier, intitulé "Au CAES, les élus syndicalistes gèrent en adultes responsables !" tente à démontrer l’égarement des pétitionnaires et fleure bon (!) la "ré-éducation", pratique d’une époque heureusement révolue. Seulement, aucun argumentaire avec des preuves étayant des faits n’est indiqué hormis celui reposant sur les pratiques d’employeurs de précaires :

"dans le passé, un seul directeur a eu un contrat CDD reconduit, les autres n’ont bénéficié que d’un contrat limité à trois ans (voire moins)".

Cette donnée éclaire les pratiques du CAES, employeurs de précaires donc ce fait "historique" ne nous convainc pas, bien au contraire ! SUD Education-Solidaires défend le droit au travail, à un travail pérenne (statuts CDI dans le privé, fonctionnaire dans le public) et ne saurait se satisfaire des contrats précaires, fusent-ils "dans la tradition" !

Notons le silence éloquent du président du CAES : P. Mussot n’a pas répondu à notre question en date 4 mars : "La fédération des syndicats Sud Education a demandé au directeur du CAES CNRS quel est l’avis motivé qui a conduit le CAES à ne pas reconduire les directeurs des centres d’Oléron et d’Aussois dans leurs fonctions." Notre élu SUD Education au CAES et nous-mêmes sommes dans l’attente d’une réponse détaillée.

Ainsi, aujourd’hui comme hier, nous ne sommes pas en mesure d’analyser et comprendre la décision d’exclure ces deux directeurs de leurs fonctions à l’aube de leur retraite.

Mais une raison transpire dans ce courrier de propagande. Elle est exposée en deux phrases :

"Des éventuelles mesures disciplinaires n’auraient pu être prises que par l’employeur, en l’occurrence le CNRS. Le fait de ne pas avoir demandé au CNRS d’étudier des sanctions pour certains faits ne veut pas dire que ceux-ci n’ont pas existé."

Ce passage jette la suspicion, sans argumentaires, sans preuves ni fautes avérées ("prenez-le pour argent comptant, croyez-nous"...). Si l’objet est de convaincre les signataires que le bureau du CAES a eu de bonnes raisons de ne pas reconduire les CDD, disons que la méthode est
scandaleuse et que les éventuelles raisons ne s’appuient ni sur le droit du travail, ni sur les principes - syndicaux - de défense des personnels.

La Fédération SUD Education s’insurge contre de tels propos qui pourraient relever de la diffamation publique.

Réaffirmons-le : SUD Education ne défendra jamais ces pratiques d’exclusion dignes du patronat mis en oeuvre ici par des employeurs "élus et syndicalistes" : aussi exigeons-nous le maintien des directeurs des centres de vacances dans leur emploi.

De même, SUD Education revendique la transformation de tous les emplois à durée déterminée en emplois à durée indéterminée (CDI ou titularisation sur emplois de la fonction publique d’Etat), au CAES du CNRS comme ailleurs.

La Fédération des syndicats SUD Education et son élu au conseil d’administration du CAES défendront ces positions.

P/La Fédération des syndicats SUD Education
La commission fédérale Enseignemet Supérieur et Recherche


[1voir le communiqué.

Navigation