Halte aux pressions de la hiérarchie !

ATOSS
 septembre 2001
mis à jour dimanche 3 avril 2005

La casse des statuts du personnel ouvrier, qui a débuté en 1994 (1 677 h de travail annualisées pour prix du passage aux 39 h théoriques, soit des semaines variant de 32 à 43 heures) a été achevée en 2000, avec l’abrogation par Allègre de l’instruction permanente relative aux personnels de service, technique et de laboratoire. Désormais, il n’y a plus de durée légale du travail, puisque les horaires peuvent varier en fonction des "nécessités de service" ou du bon vouloir des chefs.

L’aménagement du temps de travail par application du décret dit des "35 heures" va, dès le 1er janvier prochain, soit en plein milieu de l’année scolaire, encore considérablement dégrader les conditions de travail des personnels, puisqu’il se fait sans création de postes !

Conséquences (in)directes sur les personnels de catégorie C et B : la pression hiérarchique s’amplifie pour contraindre les personnels à "optimiser" leur temps de travail :
- refus de titularisation redoublements de stage de plus en plus fréquents ;
- décisions prises en CAPA toujours favorables aux chefs d’établissement, même dans les cas où les organisations syndicales s’y opposent à l’unanimité. Le racisme même fait son apparition dans les discours et les décisions de la hiérarchie ;
- notation, rapports annuels et sanctions de plus en plus utilisés par la hiérarchie pour régler ses comptes avec le personnel : baisse de note, dénonciation, reproches et mauvaise appréciation, avertissement et redoublement du stage, quand ce n’est pas le licenciement brutal !

Le harcèlement est une pratique courante - mais jamais dénoncée- dans l’Éducation nationale.

Partout, parce qu’il manque du personnel, des tâches supplémentaires sont imposées à chacun. La casse des statuts ouvriers a ouvert la voie à la polyvalence, les tâches ne sont plus définies, ce qui laisse toute liberté aux chefs d’en imposer toujours de nouvelles.

Les précaires sont particulièrement exposés à ces pressions hiérarchiques : contractuels, vacataires, CES, CEC, sans statut, sans défense, ils sont pressés comme des citrons et deviennent les bonnes à tout faire, pour ne pas dire les esclaves, de tous. Leurs contrats ne dépassant pas 10 mois, ils sont tous les ans licenciés en juin, et... repris à la rentrée seulement s’ils ont été dociles !

Pour ceux qui osent se rebeller, c’est le licenciement assuré !

Dès qu’il est saisi, le syndicat Sud-Education intervient auprès de la hiérarchie et organise la riposte.

Mais par delà la défense des cas individuels, face à une hiérarchie toute-puissante, SUD éducation se bat pour faire aboutir les revendications de tout les personnels.

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