Intervention fédérale au rassemblement pour le procès de François Auguste

lundi 7 mai 2007

François Auguste, vice-président PCF de la région Rhône-Alpes, comparaissait ce jour devant la chambre correctionnelle de Lyon pour « entrave au décollage d’un aéronef » et « entrave à application de décision de justice », parce qu’il s’était opposé le 2 décembre dernier, en tant que passager, à l’expulsion d’une famille sans papiers.

Hier soir, le ministre de la chasse à l’enfant a été élu président de la République.

Mais nous sommes ici et nous sommes vivants. Nous sommes ici, justement parce que nous sommes vivants.

Nous sommes ici pour apporter la seule réponse possible aux infamies que subissent chaque jour les sans-papiers de ce pays : la traque planifiée pour répondre aux objectifs chiffrés, les contrôles et les rafles au faciès, les convocations-pièges, les enfants ou les jeunes majeurs que l’on vient chercher dans les classes, les centres de rétention (ces « horreurs de la République ») et les avions que l’on remplit, sans plus se soucier ensuite du sort des personnes que l’on renvoie, parfois vers la misère ou vers la guerre.

La seule réponse à ces infamies que l’on commet en notre nom tient en un seul mot : NON !

Pour l’avoir dit, pour avoir commis ce délit de solidarité, François Auguste passe aujourd’hui en jugement. Mais l’intimidation ne nous fera pas taire, parce que nous n’avons pas peur !

Aujourd’hui, demain, après-demain, cet été, nous continuerons à être solidaires des sans-papiers. Nous désobéirons. Nous résisterons.

Les sans-papiers ne sont pas des ressources humaines que l’on choisit ou que l’on trie en fonction des besoins économiques. Ils ne sont pas des statistiques que l’on brandit comme des arguments électoraux. Eux aussi ont des droits fondamentaux à faire respecter.

Parlant au nom de la Fédération des syndicats SUD Éducation, qui combat aux côtés des sans-papiers depuis sa création, qui a contribué à construire et à faire vivre le Réseau Éducation Sans Frontières, je veux dire ici que nous continuerons de nous tenir à leurs côtés, pour exiger avec eux le respect de leurs droits fondamentaux.

Nous continuerons d’exiger la régularisation de tous les sans-papiers, l’arrêt des poursuites contre leurs soutiens et l’arrêt de la criminalisation du mouvement social.

Tous ensemble, nous devons résister ! Nous ne devons pas accepter l’insupportable !


Le procès a été reporté au 26 novembre prochain, sur demande de la défense. Après le 22 octobre à Aix (Florimond, le retour), le 26 novembre à Lyon sera donc une occasion de mobilisation fédérale (et au-delà) sur la question des sans-papiers et du délit de solidarité.

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