L’ "exception" française

 décembre 2001
mis à jour dimanche 3 avril 2005

La puissante manifestation qui s’est déroulée à Rome ce 10 novembre, où 150 000 manifestants, souvent jeunes, ont défilé au cri de "Pas de "mais", pas de "si", non à la guerre militaire, économique et sociale" a balayé le rassemblement convoqué par Berlusconi pour soutenir les Etats-Unis. La présence d’Alain Delon n’y aura rien fait.

Les manifestations de sympathie du peuple de Rome sont allées aux manifestants anti-guerre.

Déjà, à la fin du mois d’octobre, les étudiants étaient descendus dans la rue "contre la guerre et contre la Moratti" (la ministre de l’Education). Ils clamaient "Oui à la paix, davantage de crédits pour l’école", reprenant ainsi les mots d’ordre de l’UNICobas-Scuola lors de la grève du 8 octobre.

Des manifestations puissantes ont eu lieu en Allemagne, en Suisse...

La France se caractérise par sa timidité. N’est-elle pas pourtant le pays le plus "politisé", où fleurissent les organisations les plus résolues, où est né ATTAC ? Que se passe-t-il ?

Le gouvernement de M. Jospin, placé sous la présidence de M. Chirac, a envoyé plus de 2000 marins, aviateurs et soldats renforcer le dispositif vengeur de Bush Junior contre le peuple Afghan.

Ce gouvernement réunit des responsables du Parti socialiste, du Parti communiste et des Verts. C’est une équipe solidaire.

"Vive la Paix. MAIS nous sommes aux côtés du peuple américain - et de son gouvernement."

"À bas la Guerre... Mais SI l’ONU, le Parlement européen ou l’Assemblée nationale française la légitime.. alors..."

Depuis deux mois, le Parti communiste et les Verts tiennent ce double langage. Solidaires d’un gouvernement qui envoie des troupes. Solidaires d’un gouvernement qui fait voter un salmigondis de lois liberticides.

Les tentatives de mobilisation se sont échouées dans ce piège. Au nom de l’"unité" à préserver avec le Parti communiste et ses pseudopodes ou avec les Verts de gouvernement, tous ceux qui veulent se dresser contre la guerre militaire, économique et sociale sont empêchés de le faire.

SUD éducation, qui n’a aucune raison de ménager ce gouvernement, agit pour que se développe la mobilisation indépendante. Celle-ci ne peut se réaliser sans engager le fer contre le gouvernement de MM. Chirac et Jospin. Elle embrasse dans un même mouvement la lutte contre la participation à la guerre contre le peuple Afghan, le combat pour interdire tout licenciement, la bataille pour garantir les libertés individuelles et collectives.

Oui, notre mot d’ordre est celui des manifestants italiens : "Pas de "si", pas de "mais", non à la guerre militaire, économique et sociale !"

Agenda

<<

2020

 

<<

Juin

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293012345