LU-DANONE La Lutte continue...

 septembre 2001
mis à jour dimanche 3 avril 2005

Le 9 juin dernier, plus de 20 000 manifestant(e)s ont défilé dans les rues de Paris à l’appel des travailleurs(ses) de LU, d’AOM et de Marks et Spencers pour exiger l’arrêt des licenciements dans le privé et l’arrêt des suppressions de postes dans le public. Cette manifestation a permis à Sud Education et à l’Union syndicale G10 Solidaires de mener une véritable campagne de soutien à cette mobilisation. Cela nous a permis de prouver que nos positions sur la nécessité de la lutte interprofessionnelle, unitaire, faisant la jonction entre public et privé n’était pas un slogan vide de sens et sans concrétisation dans les faits.

Cette mobilisation du mouvement social et des entreprises en lutte n’était pas un coup d’épée dans l’eau. Les LU ont continué durant l’été à mobiliser leurs soutiens autour de leur site et ont organisé plusieurs actions. D’autre part, une réunion de rentrée était prévue et s’est déroulée en présence d’une centaine de personnes à la bourse du travail de Paris le samedi 8 Septembre. Elle a rassemblé des camarades des entreprises de LU, de CEGELEC (ex Alsthom), de SOFRER, d’Ericsson, de Péchiney, d’AVENTIS, de Moulinex, d’organisations politiques( LCR, AL, etc), d’associations de lutte (Agir Contre le chômage et Collectif anti-expulsion), et de syndicats ( Sud Aérien, SUD-Education et d’autres représentants de l’Union syndicale Solidaires, FSU et CGT). A noter, une fois de plus, qu’aucune confédération n’a pris position clairement pour le soutien aux licenciés de ces entreprises.

Cette réunion a été introduite par le discours d’un camarade de LU où politiques gouvernementale, patronale et syndicale ont été soumises à une critique sans concession. Pour autant, les LU et leur intersyndicale préfèrent, selon leurs propres mots, porter leurs critiques principalement contre le patronat et les actionnaires. Plusieurs pistes ont été avancées par les uns et les autres : une journée de grève générale, une journée de débats en Octobre, sous forme d’assises ouvrières avec les personnels des entreprises en lutte, leur participation à la mobilisation de Bruxelles en décembre.

Les différents intervenants ont également débattu :

- de la nécessité de maintenir un cadre unitaire et de l’élargir,

- de la difficulté à remobiliser dans les entreprises qui luttent en ordre dispersé du fait de la diversité des situations,

- de l’absence totale de réponse gouvernementale face aux plans de licenciement de Moulinex, d’AOM et de toutes les petites entreprises qui ne sont pas concernées par la Loi Guiguou (jugée unanimement insuffisante, car elle ne permet en aucun cas de bloquer les licenciements),

- du fait que le patronat, via le MEDEF, poursuit une offensive généralisée contre les droits des travailleurs, sans que le gouvernement fasse quoi que ce soit de réellement efficace pour enrayer cette offensive libérale tous azimuts,

- de la nécessité de donner une tournure internationaliste à cette lutte, en la reliant à celle des travailleurs sans papiers, en favorisant des convergences avec les travailleurs en lutte des autres pays et en prenant part aux mobilisations contre la mondialisation capitaliste,

- de l’utilité de construire des cadres de lutte qui fassent la jonction entre Privé/public - précaires/chômeurs/travailleurs - national/international.

Les travailleurs présents se sont donné rendez-vous aux "Assises ouvrières" courant octobre (date à fixer). Après avoir renouvelé leur appel au boycott des produits Lu-Danone, ils ont insisté sur leur volonté de construire un large mouvement à partir de la base.

Ne comptons que sur nos propres forces !

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