La Fédération Sud Education soutient les précaires qui occupent depuis mardi 24 avril 20h00 l’Unedic.

jeudi 26 avril 2007
mis à jour samedi 25 août 2007

Cette instance de gestion destinée aux chômeurs est devenue tout au long de ces vingt dernières années la chasse gardée des patrons où sont diffusées les valeurs du capitalisme "moderne" : travail, mérite, plein emploi, soumission et docilité.
Cette réappropriation par les chômeurs et précaires de l’Unedic est une victoire au bout de ces deux jours d’occupation. En effet, dans ce haut lieu du "paritarisme" se déroulent des simulacres de négociation (les mouvements de précaires et chômeurs en sont exclus) qui organisent la baisse continue des allocations chômage et des durées d’indemnisation.
Le Medef mais aussi les syndicats co-gérants cherchent à faire de tous les chômeurs et précaires les responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent. C’est contre cette politique de punition et de culpabilisation que se sont "élevés" les occupants du toit de l’Unédic.
Dans notre champ professionnel, L’Education nationale grande utilisatrice de main-d’oeuvre précaire (profs, surveillants, personnels TOS) doit aussi être dénoncée en ce qu’elle fait preuve d’un mépris sans précédent pour les personnels précaires.
La Fédération SUD EDUCATION sera présente à la conférence de presse jeudi 26 mai organisée par les occupants et ainsi leur apportera son soutien.
Elle condamne aussi la convocation devant le tribunal d’un militant d’AC.

La Fédération Sud Education appelle à la mobilisation de tous les précaires, chômeurs dans et hors de l’Education nationale.
Elle appelle aussi les collègues titulaires de l’école primaire à l’université de plus en plus confrontés à la précarisation des conditions de travail, à lutter aux côtés de celles et ceux que la discontinuité des formes d’emploi jettent dans la galère au quotidien.

Pour la Commission exécutive,
Maria Bianchini
co-secrétaire générale de la Fédération

Suit le dernier communiqué dela CIP-IDF :
Occupation de l’Unédic par intermittents et précaires : communiqués de la 36ème heure

36ème heure d’occupation de l’Unedic
Aux questions posées, l’Unedic répond : pas de liquide pour les chômeurs !

Au matin du troisième jour d’occupation, nous attendons toujours des réponses des responsables de l’Unedic et du ministère de l’emploi aux questions posées hier par l’entremise de son directeur général.

Depuis près de 24 heures, la direction de l’Unedic nous a coupé l’approvisionnement en eau. Pour nous faire quitter les lieux sans les réponses que nous sommes venus chercher ici, l’Unedic emploie une méthode qui illustre parfaitement son fonctionnement usuel : couper les vivres, priver des moyens d’existence. Doit-on s’en étonner lorsque l’on sait que la notification la plus massivement délivrée par cet organisme indique « vous ne remplissez pas les conditions requises pour ouvrir des droits à une indemnisation » ?

Au péril de notre santé, nous voici en grève de la soif involontaire. Croit-on entamer ainsi notre détermination ? Dormir dehors, sans manger, ni même boire, pouvoir éventuellement poser des questions auxquelles il n’est pas répondu, voilà en tout cas un bon entraînement aux conditions de vie de la société sarkoziste.

Tous les jours de cette triste campagne, ils disent vouloir réhabiliter le travail. Tous les jours, nous dirons : « chaque jour chômé doit être indemnisé ».

Nous voulons de nouveaux droits collectifs.

Une conférence de presse a lieu ce matin à 11h devant le siège de l’Unedic, 80 rue de reuilly, M° Montgallet

La France assistée de l’UNEDIC occupée

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