La p’tite lutte qui monte, qui monte, qui monte...

 novembre 2002
mis à jour samedi 15 janvier 2005

Rappelons-nous. En mars dernier, le candidat Jospin, dressant son bilan et en soulignant les aspects les plus positifs, n’en finissait pas de se féliciter de la création des emplois jeunes. Dans le même temps, les emplois jeunes en exercice, réunis nationalement en assemblée générale, votaient une plate forme revendicative sur laquelle ils se battent toujours aujourd’hui. Les deux revendications les plus importantes en sont : 1) Titularisation sans condition de concours ni de nationalité, 2) Contre la pérennisation du dispositif "Emplois Jeunes - Emplois précaires".

Le 25 septembre, le projet de budget du gouvernement Raffarin prévoyait la fin des aides de l’État aux 52 000 emplois jeunes en fin de contrat, dont 20 000 aides éducateurs, vouant ces 52 000 salariés à un chômage on ne peut plus mal indemnisé. Si elle avait gagné les élections, la gauche plurielle n’aurait pas réservé un autre sort à ces 52 000 jeunes-là. Elle aurait seulement, dans le cadre de la pérennisation du dispositif, annoncée depuis le début, réembauché, dans les mêmes conditions de précarité, de déréglementation et sous rémunération, 52 000 " nouveaux " jeunes sur des CDD (contrats à durée déterminée) de 5 ans. Il y a alors beaucoup de duplicité de la part des partis de l’ex-majorité (PC et PS en particulier) à prétendre soutenir la lutte des Emplois jeunes et venir aux réunions du Collectif Ile de France.

Rappelons-nous aussi. Ce dispositif scélérat n’aurait jamais pu se mettre en place sans l’accord, au moins tacite, des principales organisations syndicales. Plus conséquentes, elles n’ont pas répondu à l’invitation que le Collectif avait adressée à chacune d’elles pour la réunion du mercredi 23 octobre. Leur mépris pour les conditions de travail, de rémunération et de licenciement de la jeunesse, donc de tous les salariés, se manifeste une fois de plus. Seul syndicat "représentatif" ayant envoyé des représentants, le SNES a répété son opposition à la revendication numéro 1 de la plate-forme, à savoir "Titularisation sans concours ni condition de nationalité".

Nous en sommes là, à moins d’un mois des premiers licenciements, dans les collectivités territoriales en particulier. Les emplois jeunes savent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs propres capacités d’organisation et de mobilisation. Depuis le début septembre, le collectif Ile de France se réunit tous les mercredis à 19 heures à la Bourse du travail de Paris. Y sont données des informations sur les différents collectifs de province et les actions qu’ils mènent, leur coordination étant un objectif commun, qui s’est déjà traduit à Toulouse et dans le Tarn le mardi 15 octobre.

Ce jour-là, avec l’aide de SUD Éducation Paris, de SUD PTT 93 et de la CNT, une bonne centaine d’emplois jeunes franciliens ont réussi à occuper une ANPE, rue de Belleville, à Paris. Le jeudi 17 octobre, c’est un cortège tonique de plus de 400 personnes qui a réussi à prendre la tête de la manif plan-plan des "5 grandes confédérations", à la grande fureur de ses leaders et de son service d’ordre.

Pendant les vacances, la mobilisation a continué : le mercredi 30 octobre, dans la foulée de l’occupation de l’annexe du rectorat de Paris, une délégation du collectif, composée d’aides éducateurs et de MI-SE, a été reçue par un membre du cabinet du ministre de l’éducation, M. Crémadeils. Certes, pas de scoop, mais l’expression sans fard de la volonté de l’Éducation nationale de continuer à recourir au précariat, et surtout une reconnaissance du collectif.

En novembre, la mobilisation ne fléchira pas non plus : le calendrier est chargé. Les actions autonomes se poursuivront et les emplois jeunes, têtes de file des précaires en voie d’éjection, ont décidé d’appeler aux grèves des salariés et de s’inviter, en bonne place, dans leurs manifestations, comme ils l’ont fait le 17 octobre. La première échéance de ce type en vue est la grève du 26 novembre. Soyons tous à leurs côtés dans ce combat qui est aussi le nôtre !

Emplois jeunes et aides éducateurs de France et des départements et territoires outre mer, ne restez ni isolés ni inactifs ! Pour participer à la lutte, connectez-vous sur les sites WEB http://ejforums.free.fr (forum global) et http://collectifsej.free.fr. Communiquez en direct sur leur mail : djeunes93@hotmail.com. Pour un contact plus vivant, téléphonez à deux des coordonnateurs du collectif : Amel (pour les collectivités territoriales), au 06 21 49 55 34 et Mathieu (pour les aides éducateurs) au 06 82 29 48 79

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