Langues vivantes

 mars 2001
mis à jour dimanche 3 avril 2005

Le 14 mars, les signataires du communiqué commun contre le sabotage des langues vivantes (paru dans le dernier journal) ont rencontré M. Goulier, conseiller de Lang pour les langues, lors du rassemblement national qui a réuni plusieurs centaines d’enseignants venus de toute la France.

La délégation a insisté sur les conditions d’enseignement, et en particulier sur l’insuffisance des horaires élèves et sur les effectifs pléthoriques en lycées et collèges. A ce sujet, nous étions tous d’accord pour dénoncer l’avis du Haut Conseil de l’évaluation concernant les effectifs. La délégation a déposé les pétitions qui réclament 3h par élève en lycée et 4h en collège ainsi que des effectifs de quinze élèves maximum. De plus, tous les intervenants ont insisté sur la nécessaire diversité des langues enseignées et l’information qui doit être dispensée au élèves et aux parents. Ils ont demandé que les langues "fragilisées", à faible diffusion, soient placées hors DGH (Dotation Globale Horaire).

Le représentant du ministère n’a présenté aucune proposition, aucune mesure concrète en rapport avec nos revendications. Il a à nouveau évoqué un vaste plan pour les langues vivantes dont la cohérence se dessine au fur et à mesure. Toutefois le collège et le lycée restent les chaînons manquants. Le ministre y réfléchit mais est indisponible en ce moment. Donc beaucoup de langue de Blois et peu de réponses à nos questions précises.

Une carte cohérente des langues est à l’étude, mais depuis combien de temps ? Un parcours cohérent de langues doit être élaboré en fonction des sites. L’apprentissage de deux langues dès le primaire est d’ores et déjà envisagé. Mais les modalités concernant les enseignants prévus (PE, professeurs du secondaire, locuteurs natifs, précaires...) ne sont pas encore arrêtées. Les langues vivantes sont présentées comme une discipline à part entière en primaire sous la responsabilité de l’instituteur ou du professeur des écoles chargé de la classe. Sensibilisation ou apprentissage, le ministère a tranché. Quelles sont les incidences sur le statut, le mouvement et la nomination des enseignants ? Il faut avancer maintenant des revendications précises.

Des groupes d’experts travaillent sur les mesures à prendre pour le primaire, les collèges et les lycées.

Concernant la mise en place d’un portfolio de compétences, M. Goulier a tenu à préciser qu’il ne devait pas se substituer aux examens scolaires. La phase "d’entretien" en lycée ne doit pas remplacer l’apprentissage. M. Goulier parle alors de malentendus, nous en avons pris bonne note mais resterons très vigilants.

Cette mobilisation est une première étape réussie mais le ministère n’a répondu à aucune de nos attentes précises. Un compte-rendu commun va être élaboré et une nouvelle action unitaire est d’ores et déjà prévue pour la rentrée des vacances de printemps.

Les langues sont un enjeu capital dans la transformation de l’école en entreprise. Lang ou un autre nous trouvera toujours sur sa route et dans ce combat, l’unité réalisée entre les syndicats et les associations de spécialistes est une force qu’il faut conserver.

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