Le mouvement lycéen de 2005 devant les tribunaux

Communiqué de presse du collectif de soutien au victimes de la répression du mouvement 2005
vendredi 23 novembre 2007

Huit jeunes étaient convoqués jeudi 22 novembre 2007 au TGI de Paris, accusés de
dégradation de biens publics et de violences en réunion.

Les faits remontent au 20 avril 2005, jour de l’occupation d’une annexe désaffectée du
ministère de l’Éducation Nationale dans le cadre de la mobilisation lycéenne contre la
loi Fillon entre janvier et avril 2005.

Lors de l’évacuation, 200 personnes ont été interpellées et conduites dans des
commissariats parisiens. Les violences policières, systématiques contre les
manifestants, ont été telles ce jour-là que même les rapports internes de la police en
ont dénoncé les excès.

Pour dissuader encore plus la jeunesse de participer à des mouvements sociaux, la
justice prend le relais des violences policières.

De fait treize personnes (huit mineurs au moment des faits convoqués ce jour et cinq
majeurs, dont un professeur de Sud Éducation, convoqués le 10 décembre 2007) ont
été poursuivies et doivent répondre de l’ensemble d’un mouvement deux ans et demi
après les faits.

Nous dénonçons l’arbitraire de cette procédure et les violences subies par les
manifestants.

Nous exigeons la relaxe pour tous les participants au mouvement lycéen dont la
légitimité a été actée par le départ du ministre Fillon suite à ce mouvement.

Les avocats plaidant la nullité de la procédure, le procès est reporté au 26 juin 2008.

Les majeurs doivent toujours comparaître le 10 décembre 2007.


Le Collectif de soutien aux victimes de la répression du mouvement lycéen
- AL, JC, PCF, LES VERTS, LO, LCR, JCR.
- CGT Educ’Action, CNT Education, SUD Education, FSU, UNEF, UNL, FIDL, FSE.
- FCPE IDF, AC !, DAL, Act Up Paris.

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