Le rapport Thélot remue toujours dans son cercueil

Articles rédigés par la Commission d’étude du Rapport Thélot, réunie à Lyon le 15 novembre 2004
lundi 13 décembre 2004
mis à jour vendredi 11 février 2005

En prétendant réformer sans révolutionner, M. Fillon s’est posé en sauveur de l’Education nationale républicaine face aux dérégulations ultra-libérales préconisées par le rapport Thélot. Il n’y a pourtant pas de quoi se réjouir. Car M.Fillon semble avoir adopté la politique des petits pas : ses 14 propositions, loin de contredire le rapport Thélot, en posent les premiers jalons.

D’autant plus que nul n’est besoin de réformer en profondeur la Loi d’orientation de 1989 pour fondre l’Ecole dans le moule du dogme libéral. Il suffit de laisser la Commission européenne rédiger son Livre blanc sur les « services d’intérêts généraux » ou négocier, à l’abri de toute contestation, sa directive Services. Il suffit aussi de laisser les lois de décentralisation, ainsi que la Loi Organique relative aux Lois de Finance, produire d’elles-mêmes leurs effets. La tactique gouvernementale du mauvais expert qui fait peur et du bon ministre qui rassure ne doit donc pas nous berner. Que ce soit sur les retraites, la sécu ou l’intermittence, ce sont toujours les rapports qui ont dit la vérité des orientations stratégiques du gouvernement. Car une fois le consensus autour des objectifs réalisé parmis les « élites » technocratiques, politiques et économiques, les ministres se bornent à choisir le rythme et les moyens.

Nous n’avons donc pas fini d’entendre parler du rapport Thélot. Son seul mérite est de nous donner une idée assez précise de l’avenir qu’on nous réserve... et que nous devons résolument combattre.

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