Lettre aux syndicats...

 octobre 2002
mis à jour samedi 15 janvier 2005

A FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education
Copie à FNEC-FP-FO, CNT

Camarades,

Vous vous êtes adressés au Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin pour lui faire part de votre inquiétude concernant les choix budgétaires en matière d’éducation et de recherche, tant les premières annonces s’inscrivent explicitement dans un cadre de restrictions budgétaires massives.

Contrairement au traditionnel discours officiel faisant état d’une "bonne rentrée 2002", la situation dans l’Éducation nationale est particulièrement préoccupante. Le gouvernement profite des cadres déjà mis en place, notamment en matière sécuritaire, par le gouvernement précédent, et dans l’Éducation nationale, la tendance déjà initiée de réformes libérales, casse des statuts et précarisation, s’accélère, certains choix ne pouvant plus être repoussés ou masqués (le sommet de Berlin en mars 2003 constituant une étape importante dans la marchandisation de l’école).

Pour autant, face à cette offensive, il ne nous semble pas suffisant de s’en tenir à de strictes revendications budgétaires, ni au simple respect des engagements passés en matière de plans pluriannuels de recrutement. Les mouvements dans divers départements ces dernières années (Seine Saint-Denis, Gard, Loire-Atlantique...) et les chiffrages des besoins effectués par les personnels et les intersyndicales ont montré l’insuffisance des réponses apportées (c’était d’ailleurs l’objet de la manifestation à Paris du 25 avril 2002). Par ailleurs, le processus de décentralisation pose, comme vous le signalez, la question de ses conséquences pour le service public d’éducation, ses missions et ses personnels. Les réformes libérales en cours, parfois masquées par des alibis pédagogiques, posent elles la question des contenus d’enseignement. Le problème du réemploi et de la titularisation des personnels précaires ne peut plus être passé sous silence, notamment la situation des emplois-jeunes, pour lesquels la simple revendication d’une formation semble aujourd’hui quelque peu insuffisante... Tout cela dans un contexte de casse des statuts. En définitive c’est la question du droit à l’éducation pour tous qui est posée, de manière urgente.

Face à une telle situation, l’unité la plus large des organisations syndicales et des personnels dans l’action nous semble souhaitable. Vous faites état, dans votre lettre commune au Premier Ministre, d’une nouvelle rencontre de vos 5 fédérations. Dans un souci d’unité, la Fédération des syndicats SUD Éducation souhaiterait se joindre à cette réunion, afin d’envisager avec vous les éventuelles décisions d’action.

Nous ne manquerons pas d’informer les personnels, traditionnellement attachés à l’unité syndicale, de votre réponse à notre demande.

Saint-Denis, le 20 septembre 2002
Fédération des syndicats SUD Éducation

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