Lycée Pierre d’Aragon Muret, le 15 mars 2007

Aux organisations syndicales
jeudi 22 mars 2007

Les enseignants du lycée Pierre d’Aragon de Muret (31), réunis en Assemblée Générale ce jeudi 16 mars 2007 avec leurs sections syndicales SNES, SUD-Education et SNFOLC, mobilisés depuis le mois de novembre contre les décrets de Robien, publiés au Journal Officiel le 12 février 2007, considèrent qu’il est urgent d’intensifier la lutte de toute la profession pour l’abrogation de ces décrets.

Au vu

- de la dégradation sans précédent de nos statuts, de nos conditions de travail, et de la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves :

  • bivalence imposable à tout enseignant, qu’il soit titulaire d’un poste « fixe » ou d’une ZR, sans qu’il soit qualifié, ni formé, ni volontaire pour enseigner une deuxième discipline
  • affectations à cheval sur deux ou trois établissements, sans limitation géographique, pour les titulaires de postes « fixes » comme pour les TZR
  • affectations des TZR sur des services complets dans une autre discipline que celle de leur recrutement
  • suppression des heures de décharges, donc augmentation du temps de travail et/ou baisse conséquente de rémunération
  • suppression des moyens alloués à l’UNSS,
    alors que la profession a été exclue de la réduction du temps de travail et que son pouvoir d’achat a baissé de 20% en 20 ans, et dans le but avoué de supprimer encore plus de postes,

- de l’obstination du ministre à ne tenir aucun compte :

  • de la colère partagée par la grande majorité de la profession, exprimée notamment par deux grèves majoritaires, ainsi que par des actions locales qui se multiplient
  • de la demande unanime de 15 syndicats, représentant 99% de la profession, de retirer / abroger ces décrets, demande formulée depuis plusieurs mois,

Ils considèrent que la voie choisie par les syndicats au niveau national (actions locales, élaboration d’une lettre ouverte aux parents d’élèves, grève cul-de-sac sans lendemain, manifestations locales, interpellation des candidats à l’élection présidentielle) est loin d’être à la hauteur de l’attaque. La grève du 18 décembre a été suivie à 78,5% dans leur lycée, celle du 8 février à 45% ! Ils ne comprennent pas pourquoi les syndicats ont attendu aussi longtemps avant d’organiser un deuxième temps fort, et considèrent que cette longue période d’inaction explique parfaitement la baisse sensible de la mobilisation dans leur lycée. Ils s’attendent à un taux de participation à la grève à nouveau en baisse le 20 mars. Pourtant, leurs collègues sont toujours très majoritairement opposés aux décrets. La stratégie proposée ne leur convient pas.

Ils en appellent donc énergiquement à leurs instances syndicales pour qu’elles organisent le plus rapidement possible une riposte qui soit à même de faire reculer CE ministre, afin d’obtenir l’abrogation des décrets. Un appel le plus unitaire possible à la grève reconductible, à la grève tournante, à une manifestation nationale et centrale avec appel à la grève, leur semble nécessaire. Des temps forts décentralisés et éloignés dans le temps ne pourront pas nous permettre se sortir gagnants de ce conflit.

Les enseignants du lycée Pierre d’Aragon réunis en AG le 15 mars 2007

Pour la section SNES
Pour la section Sud-Education
Pour la section SNFOLC
Yannick Nassoy
Bernard Debax
Rachida Tauzin

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