Pensée globale, action locale

Des Collectifs pour résister à la casse du service public
mardi 19 avril 2005
mis à jour dimanche 4 septembre 2005

Tout comme le Medef ne rêve que d’accroître ses profits en réduisant le coût du travail, le gouvernement Raffarin n’a qu’une obsession : réduire les dépenses publiques. Leurs logiques convergent avec les privatisations puisque c’est aux groupes financiers que l’Etat brade toutes ses activités rentables.

Une logique nationale de privatisation et d’asphyxie budgétaire

La casse s’accélère : privatisation rampante d’Edf-Gdf au travers de son ouverture de capital, fermeture programmée de 6000 bureaux de la Poste sur l’ensemble du territoire, asphyxie du fret au profit de la route et fermeture de lignes jugées non rentables par la direction de la Sncf. Dans les hôpitaux aussi, c’est la gestion comptable qui l’emporte au détriment d’une vraie politique de santé publique. Les conditions de travail s’y dégradent au même rythme que la qualité des soins (voir les effets de la canicule de 2003). Quant à l’Education nationale, la réforme Fillon ne fait que l’adapter à la suppression de milliers de postes d’enseignants et de non-enseignants, aggravant au passage les inégalités sociales et territoriales.

Des effets locaux devastateurs

Par exemple, dans le figeacois (Lot) tous les services publics sont frappés de plein fouet :
- à l’hôpital : suppression de 19 postes, fermeture des services de chirurgie viscérale et de chirurgie traumatologique.
- à la SNCF : menace de fermeture de gares, remise en cause du train de nuit pour Paris.
- à l’Equipement : l’Etat se désengage de l’entretien des routes désormais confié aux Conseils généraux. Les travaux sont transférés au privé et les impôts locauxaugmentent.
- à la Poste : fermeture de bureaux dans nos villages, remplacement des guichets par des points-poste dans les commerces ou les mairies.
- dans l’Education nationale : perte d’une cinquantaine de postes dans les lycées et collèges, suppressions d’options (arts plastiques, latin, grec, théâtre...), surchargement des classes (35 en seconde, en troisième et quatrième...), regroupement et suppressions de classes dans le primaire, programmation de la fin de la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans.

Des Collectifs pour résister

C’est le droit de tous les citoyens d’accéder aux services publics sur l’ensemble du territoire qui est remis en cause, un des fondements majeurs de la République. La défense des services publics, la lutte pour leur développement et leur amélioration est donc l’affaire de tous. D’autant plus qu’usagers et salariés ont les mêmes intérêts puisque la rentabilité financière se fait à leur détriment.

Sur le plan local, comme au niveau national, il est donc nécessaire de coordonner la résistance des personnels et des usagers de tous les secteurs menacés. C’est fort de ce constat qu’un Collectif de défense des services publics s’est mis en place sur le figeacois. Initié par Sud éducation, il organise des mobilisations locales et nationales, informe la population et interpelle les élus.

Ces Collectifs, qui se multiplient un peu partout en France, contribuent à changer le rapport de force. Car c’est un autre choix politique et budgétaire que tous ensemble nous devons imposer au gouvernement Chirac/Raffarin.

Sud éducation Lot

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