Personnels ATOSS : Arrêtez le massacre !

 janvier 2001
mis à jour lundi 4 avril 2005

État des lieux

- Salaires de misère.

- Casse de nos statuts.

- Annualisation et flexibilité horaire.

- Suppressions de postes.

- Recours massif au travail précaire (CES, contractuels, emplois-jeunes) à la place d’OP, d’OEA et d’administratifs titulaires.

- Absence de remplacement des congés (maladie, maternité, formation, etc.).

- Pressions et flicage de la hiérarchie.

- Dégradation des conditions de travail.

- Absence de perspective de carrière.

- Remise en cause des congés bonifiés.

- Suppression de la prime d’éloignement.

Quand, d’après les chiffres du ministère, 30 000 postes manquent, Lang propose quelques centaines de créations de postes ATOSS (toutes catégories confondues).

Ces chiffres même mentent, d’autant que les remplacements des congés de maladie, maternité et formation ne sont pas assurés, ni la compensation des temps partiels, décharges syndicales, cessation progressive d’activité, etc. Ce déficit se traduit par : la dégradation des conditions de travail, le recours massif au travail précaire, l’annualisation, la flexibilité et la "mutualisation des moyens".

L’existence des personnels ATOSS est remise en cause

Le rapport Mauroy propose - ni plus ni moins - de vendre le personnel ATOSS aux collectivités locales. Encore un pas vers la privatisation, après les cantines, le chauffage, la maintenance !

Les ATSEM (agents des écoles maternelles), les employés communaux - et les enseignants, par conséquent - sont en train de faire l’expérience de ce que signifie cette sous-traitance.

Face à cette situation, SUD éducation est décidé à se battre : il nous paraît indispensable, dans cette période où les statuts des personnels sont gravement remis en cause (quand ils ne sont pas ouvertement abrogés comme celui des ouvriers), de travailler à mobiliser les ATOSS dans l’unité syndicale où SUD éducation fait entendre sa voix.

Nous exigeons :

- l’augmentation significative du budget ;

- des créations de postes de titulaires en nombre suffisant ;

- le respect des statuts et des droits des personnels ;

- l’amélioration des conditions de travail et de carrière, dans l’intérêt des personnels et du service public.

Contre la précarité et la flexibilité, un seul statut : fonctionnaire !

- Halte au gel de l’emploi public ! Pour la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires (35 heures tout de suite !).

- Création des emplois correspondants : 10 000 suppressions de postes ATOSS depuis 1983, et ce n’est pas fini ! Ce sont les conditions de travail qui se dégradent et autant de possibilités de promotions en moins.

- Non à la précarité : arrêt du recours aux emplois-jeunes (Non aux emplois-jeunes ouvriers !), vacataires, CDD, CES et autres contractuels ; titularisation de tous les précaires, sans condition de concours ni de nationalité.

- Non à l’annualisation, à la flexibilité et à la mutualisation des moyens (abrogation immédiate de la circulaire "obligations des personnels ouvriers !").

- Non à la hiérarchie : pour la suppression de la note administrative ; contre la multiplicité des corps qui divise les personnels, pour un corps unique des ATOSS : refonte des grilles, unification des grades ; non au renforcement du pouvoir des chefs d’établissement au mépris de la gestion nationale des personnels.

- Priorité aux bas salaires : rattrapage du pouvoir d’achat : aucun salaire inférieur à 8500 F.

- Retraites : maintien des 37,5 annuités (ce n’est pas un "privilège" que nous défendons pour les fonctionnaires, c’est un droit que nous exigeons pour tous les salariés).

- Congés : maintien intégral des congés bonifiés pour nos collègues des DOM-TOM.

- Remplacement intégral de tous les congés et décharges syndicales par des personnels titulaires.

- Pour les droits des femmes, la dignité et l’égalité dans la vie professionnelle.

- Intégration des OEA dans le corps des OP.

- Pour un déroulement de carrière permettant à tous les OEA et OP d’atteindre par ancienneté le grade de MO.

- Pour les personnels de l’ASU (administration scolaire et universitaire), refonte des grilles et unification des grades sur la base la plus favorable.

Contre la cogestion, réaffirmez les valeurs du syndicalisme de lutte.


Dernière minute

Loi Perben

nouveau scandale

Les listes nationales présentées par la Fédération des syndicats SUD éducation ont été invalidées par le ministère.

Un membre du cabinet du ministre a expliqué à la délégation de nos camarades reçue rue de Grenelle que cette décision n’était pas technique mais bien politique !

Boycottez le 1er tour des élections aux commissions paritaires nationales du 13 mars 2001.

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