Pourquoi il faut en finir avec les contrats aidés

Argumentaire proposé par SUD Education Calvados
dimanche 28 octobre 2007

Les contrats d’avenir (CAV) font partie des différents contrats aidés qui ont connu une forte hausse en 2006, selon une étude du ministère de l’Emploi (Dares [1]). On comptait 358 000 personnes engagés en contrat aidé en 2006 contre 247 000 en 2005, dont 94 000 CAV. Dans l’Education Nationale, de très nombreux agents administratifs ont déjà été embauchés en CAV. Ces personnels sont, toujours selon la même étude, proportionnellement plus qualifiés que la moyenne des contrats aidés, avec un niveau supérieur au bac.

Ces contrats aident qui ?

Les CAV permettent à l’employeur d’utiliser une main d’oeuvre quasi gratuite. Ainsi, par exemple, en cumulant les aides de l’Etat et le RMI [2] et l’ASS [3] qui lui sont versés, l’employeur reçoit 983,25€ pendant les six premiers mois et 892,85€ pendant les six mois suivants, sur un salaire brut de 1043,52€ !

Le salarié, par contre, doit se contenter d’un contrat à temps partiel de 26 heures, payé au Smic. C’est donc avec un salaire de 758,62€ qu’il devra essayer de survivre.

Et quel avenir ?

Peut-on sérieusement penser que ces contrats permettent de reprendre pied sur le marché du travail sachant que :

- entre 37% et 65% seulement des contrats aidés prévoyaient une formation en 2006 ;

- la formation, pourtant prévue par le dispositif, s’est traduite dans les faits par une seule journée d’information pour les Emplois Vie Scolaire (EVS), embauchés en CAV dans les écoles du Calvados en 2006-2007 ;

- aucune validation des acquis n’est prévue.

Non, l’Etat se préoccupe peu de l’avenir de ces personnes ! MAIS – alors qu’elles sont toujours à la recherche d’un vrai emploi – elles disparaissent pourtant des statistiques du chômage !

Nous devons refuser ces CONTRATS

- Ils se substituent à des emplois pérennes et statutaires qui ont été supprimés.
- Ils soumettent le salarié à l’arbitraire de sa hiérarchie sans aucun recours possible.
- Ils ne sortent pas les chômeurs de la pauvreté
- Ils abonnent ces personnels à ce type de sous-emploi.
- Ils contribuent à dévaloriser le travail.
- Ils coûtent très cher à l’Etat et aux collectivités.
- Ils contribuent à augmenter le déficit des recettes de toute la protection sociale.

SUD Education Calvados


[1Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et de la Statistique.

[2Revenu Minimum d’Insertion.

[3Allocation de Solidarité Spécifique.

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