Prof en LP et CFA, la schizophrénie !

mardi 6 mars 2007
mis à jour samedi 28 avril 2007

« Manque d’effectifs », c’est l’argument régulièrement invoqué pour justifier la substitution de formations initiales sous statut scolaire par des formations en apprentissage. Pourtant, le recrutement est parfois volontairement négligé, et des fermetures ont même lieu avant qu’il ait commencé ! Pour les collègues commence alors le chantage aux suppressions de poste. Car une fois au bord de l’asphyxie, qui refuserait n’importe quelle formation histoire de respirer encore un peu, d’avoir un sursis ? Quelques questions, pourtant, méritent réflexion.
u Qu’en est-il des postes dans l’établissement ? Les heures affectées aux sections d’apprentis ne font pas partie de la DHG, elles ne permettent donc pas de « sauver » les postes. Cela se passe de la même façon qu’avec les heures supplémentaires : les postes s’en vont, bien qu’il y ait des heures d’enseignement à effectuer.

- Qu’en est-il de notre salaire ? Nous nous retrouvons avec deux bulletins de salaire, de deux employeurs différents, avec parfois une baisse du salaire net.

- Qu’en est-il de la retraite ? Beaucoup d’interrogations subsistent : les deux « temps partiels » seront-ils additionnés pour le calcul du montant de la retraite ou y aura-t-il deux régimes de retraite ? Le rectorat de Caen, par exemple, ne semble pas pouvoir répondre à toutes les questions pour le moment. Et qu’en est-il des réponses données aujourd’hui sans écrit pour les confirmer ?

- Qu’en est-il du calcul de nos heures de service ? Les heures enseignées en section d’apprentis sont pondérées : pour les enseignants assurant une heure toutes les trois semaines, on attribue par exemple 0,5 heure dans l’emploi du temps. Il semble que ce soit l’objet de négociations pour le moment mais qu’en sera-t-il dans dix ans ?

- Qu’en est-il du suivi des apprentis ? Le suivi des apprentis en entreprise est encore un autre problème et, là, rien n’empêche de se déplacer pendant les vacances scolaires. Les moyens financiers existent pour le remboursement des frais de déplacement.

Actuellement, aucun statut ne peut donner de garantie aux personnels dans le cas des CFA publics. Il semble qu’on assiste à une tentative de retour sur les acquis des luttes des lycées professionnels de 2000 (statut des PLP, globalisation du temps de service...). Sud éducation continue donc à se battre pour maintenir les trois voies de formation sous statut scolaire d’égale dignité, générale, technologique et professionnelle, et pour faire cesser le traitement inéquitable qui a lieu actuellement en faveur de l’apprentissage.

Sud éducation Calvados

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