Quelle alternative ?

Edito
 janvier 2003
mis à jour samedi 15 janvier 2005

Privatisation des services publics, remise en cause du droit à la santé, au transport, à l’éducation, à la retraite..., à l’évidence le gouvernement Raffarin - qui aurait pu en douter ? - entend poursuivre et accélérer la politique mise en place par les gouvernements précédents et s’inscrire toujours plus dans une logique libérale de destruction de tous les acquis sociaux.

Une telle politique, et c’est de plus en plus clair, n’a pas d’autre limite que la capacité de résistance, organisée, coordonnée, des travailleurs et de tous ceux qui refusent la loi sauvage du capitalisme, profit et arrogance pour quelques-uns, misère et colère pour le plus grand nombre.

Malgré le silence et la timidité des confédérations syndicales, le 3 octobre à l’appel de l’intersyndicale EDF/GDF puis le 26 novembre, à l’appel de celle du Rail, des dizaines de milliers de manifestants ont posé la question de l’unité interprofessionnelle, public et privé, pour une autre logique, une autre société.

Les fédérations syndicales majoritaires de l’Education nationale étaient absentes de ces mobilisations, faisant le choix de l’isolement corporatiste et catégoriel, alors même que les personnels qu’elles prétendent représenter cherchent eux aussi les voies et les moyens de l’unité et de la résistance "tous ensemble" !

Les mobilisations des personnels IATOSS et des personnels d’éducation, Conseillers Principaux d’Education d’abord puis Etudiants-Surveillants, contre les 1600 heures annualisées, désormais la norme dans l’Education nationale comme dans tout le secteur public (et avec les mêmes conséquences, explosion de la précarité et flexibilité), en ont fait -et en font -la démonstration dramatique : les fédérations syndicales majoritaires refusent d’entendre les appels à l’unité qui montent des Assemblées Générales et des manifestations ; elles s’accrochent à leurs journées d’action dérisoires et démobilisatrices qui accompagnent de fait l’offensive gouvernementale plus qu’elles ne s’y opposent.

Et elles tentent de se rassurer : majoritaire parmi les majoritaires (mais en baisse de 3,8% des voix aux élections professionnelles du 3 décembre), le Snes-FSU affirme que le scrutin ne fait pas apparaître d’alternatives réelles. Quant à l’Unsa-Education, autre grand perdant de ce scrutin, son secrétaire général ne voit dans la chute de l’ audience de son syndicat (20 000 suffrages perdus en 6 ans) qu’ "un problème d’image" (Le Monde du 8 décembre).
Aucune remise en cause de la stratégie et des pratiques de son organisation : un "autisme d’appareil" qui rappelle étrangement celui d’un parti politique de gouvernement identiquement désavoué par son électorat ...

Les milliers de voix qui se sont portées sur les listes Sud-Education disent pourtant bien autre chose. Elles disent qu’il faut en finir avec la passivité et la complicité et construire enfin l’alternative unitaire et démocratique, le syndicalisme de terrain et de lutte indispensable !

Agenda

<<

2019

 

<<

Août

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311