Rencontre européenne de Grenade

 septembre 2002
mis à jour samedi 15 janvier 2005

Une étape supplémentaire dans la construction d’un syndicalisme européen alternatif dans le secteur de l’Education

Les présents :
- France : SUD Education - CNT - (Ecole Emancipée : excusée)
- Espagne : Fédération Education de la CGT- STEs
- Italie : UNICOBAS Scuola
- Suisse : Coordination SUD Education Canton de Vaud

La rencontre de Grenade a effectivement constitué un aboutissement d’un travail déjà bien avancé (voir par exemple la Plate-forme de Grenade signée en 1998). Des rencontres régulières avaient permis aux divers syndicats/courants syndicaux de se connaître, d’affiner leurs analyses, de voir ce qui les rassemblait et d’imaginer une riposte au niveau européen pour se défendre contre l’offensive libérale dans le secteur de l’éducation.

La rencontre de Grenade a aussi constitué un point de départ important vers la construction de la FESAL-E : fédération européenne du syndicalisme alternatif - Education (voir journal national de Sud Education n°140 mars/avril 2002). Les travaux de Grenade ont donc été centrés sur les actions concrètes à mener afin de donner un véritable élan à la construction de la FESAL-E.

Un texte constitutif expliquant notre démarche et nos projets a été mis au point. Il s’intitule : "Une autre école - Une autre société : Coordination vers la construction de la FESAL-E". Sa traduction est en cours de finalisation et sera publiée dans le prochain numéro.

Nos projets se sont principalement articulés autour des deux grands axes : l’avancée du libéralisme dans le domaine de l’Education et les atteintes aux droits syndicaux (voir encadré ci-contre). Nous avons ainsi décidé de participer au Forum Social Européen qui se tiendra à Florence en novembre prochain. L’UNICOBAS a déjà proposé une journée d’interventions et de débats publics sur le thème L’AGCS* et l’Ecole.

Comme les autres membres de la coordination, la Fédération des syndicats Sud Education sera présente. Lors de ce Forum, nous comptons inviter tous les individus, groupes, tendances, syndicats... qui se retrouvent dans nos dénonciations et nos propositions à nous rejoindre afin d’élargir la FESAL-E. Il y a en effet urgence à organiser la mobilisation la plus large possible et à coordonner nos actions au niveau européen car force est de constater qu’il y a bien peu de résistances de la part des syndicats dits représentatifs et membres de la CES (Confédération Européenne des Syndicats). De plus, le calendrier européen a prévu un sommet à Berlin en 2003 sur l’ouverture de l’Education au marché. Ce sera-là l’occasion d’une mobilisation collective en cherchant les modalités d’interventions appropriées et peut-être en partie décentralisées : des tables rondes/débats, des conférences de presse sont donc prévus. Nous avons également décidé de réaliser plusieurs documents : l’un d’eux présentera la politique éducative européenne (contexte - écrits existants), les 1ères concrétisations dans chacun de nos pays et les réponses/propositions avancées par chaque structure, l’autre sera centré sur les atteintes aux droits professionnels (précarité, formation, réduction du temps de travail, liberté pédagogique...). Enfin, un dernier document présentera toutes les atteintes portées au bon exercice des droits syndicaux (équivalents de la loi Perben dans les autres pays, limitation du droit de grève...) ainsi que les revendications du syndicalisme alternatif en Europe.

Lors des rencontres prochaines, nous envisagerons aussi la réalisation d’actions concrètes à mener ensemble : le même jour dans chacun de nos pays / ensemble dans un même lieu symbolique... Plusieurs idées sont à l’étude.

Face à une politique européenne qui veut mettre l’éducation sur le marché, il est urgent et nécessaire de construire la mobilisation à cette hauteur-là. Ensemble nous lutterons et il faudra désormais compter avec la mobilisation des syndicalistes européens qui se battent pour "Une Autre Ecole - Une Autre société" !

Grenade les 2, 3 et 4 juillet 2002

* Accord Général sur le Commerce des Services qui prévoit l’ouverture au marché (c’est-à-dire les privatisations) de tous les services dont la santé, l’éducation...


Un droit qui disparaît...

Tous les gouvernements en ont rêvé, les Italiens l’ont fait ! Le droit de grève des enseignants est des plus limités : un préavis de 15 jours est nécessaire. La demande est suivie d’une période de 10 jours dite "période de réconciliation". Une confirmation est à nouveau déposée. Entre le dépôt du préavis et la grève effective, il peut ainsi s’écouler un mois à un mois et demi. Mais ce n’est pas tout ! Afin de ne pas "perturber" le bon fonctionnement des classes, il ne peut y avoir plus de 8 jours de grève dans un établissement scolaire sur une année et pas plus de 2 jours consécutifs. En cas de "désobéissance", de fortes amendes sont prévues aussi bien pour les personnes que pour les structures.

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