SUD Culture

jeudi 2 décembre 2004
mis à jour dimanche 5 décembre 2004

SUD Culture, de par son champ de compétence qui rassemble aussi bien des
salariés de droit public que de droit privé (ministère de la culture,
spectacle vivant, intermittents, éducation populaire, secteur
socioculturel...), se trouve régulièrement confronté aux différents aspects
revêtus par une politique patronale (Etat employeur inclus) de remise en
cause des droits syndicaux et de répression des militants aujourd’hui en
pleine expansion.

Du fait des règles iniques actuelles en matière de représentativité, la
première des attaques patronales que subit notre organisation syndicale, à
l’exemple d’autres, vise à empêcher la présence même d’une représentation
SUD Culture au sein de divers secteurs ou entreprises (souvent sous l’œil
bienveillant, sinon avec la complicité, de certaines organisations
syndicales). Si désormais, du fait de nos résultats électoraux,
l’obligation de devoir prouver notre représentativité n’est plus de mise
au sein du ministère de la culture, cette législation constitue un frein
important pour notre développement dans le secteur privé - tant ces règles
rendent souvent " professionnellement suicidaire " la mise en avant des
salariés désireux de nous rejoindre.

Si le fait de franchir ce premier cap - grâce aux décisions des tribunaux
et aux votes des salariés - peut parfois suffire à calmer les velléités de
nuisance de certains employeurs à l’encontre de notre organisation et des
militants concernés, la panoplie de pressions et de répressions déployée
par d’autres une fois notre présence actée reste vaste.

S’agissant du ministère de la culture, nous assistons depuis plusieurs
années à la mise en place d’un véritable attirail visant à restreindre au
maximum le droit de grève et plus particulièrement à empêcher toute
>fermeture (ou gratuité) de certains musées et sites (aussi symboliques...
que lucratifs) lors de mouvement collectif (quitte d’ailleurs à ce que les
directions concernées maintiennent ceux-ci ouverts au mépris des règles de
sécurité). Pour cela l’administration n’hésite plus à intervenir
directement lors des assemblées générales du personnel, à faire appel à
des huissiers afin d’identifier nominativement les salariés présents sur
des piquets de grève, à poursuivre devant les tribunaux (avec astreintes
financières) les organisations syndicales concernées, à se montrer le plus
rigide possible dans le calcul du nombre de jours de grève à défalquer des
salaires... Par ailleurs, en dehors de ces périodes de mobilisation,
l’administration n’est pas la dernière lorsqu’il s’agit dans son
fonctionnement au quotidien de freiner ou de sanctionner sournoisement
certains militants syndicaux à travers l’exercice et le déroulement de
leur vie professionnelle. Attitude sournoise qui reste souvent difficile à
démontrer tant celle-ci se masque derrière une façade de justificatifs se
voulant évidemment uniquement professionnels.

Les pressions et la répression à l’encontre de certains de nos militants
sont encore plus récurantes et fortes dans différents secteurs du privé où
tous les moyens sont mis en œuvre pour essayer de faire craquer les
salariés concernés et les amener à quitter l’entreprise. Ainsi, dans des
structures tels la Fédération française des maisons des jeunes et de la
culture (FFMJC) ou les cinémas MK2, plusieurs militants de SUD Culture se
sont retrouvés victimes pendant de longs mois d’une véritable politique de
harcèlement visant à rendre toute vie professionnelle impossible. Au
final, à défaut de départ " volontaire ", c’est la moindre vétille
professionnelle qui est montée en épingle par l’employeur pour servir
d’alibi au déclenchement d’un processus de licenciement (d’ailleurs, force
est de constater un laxisme - plus présent que par le passé nous
semble-t-il - de la part de certains représentants de l’Inspection du
travail vis à vis des procédures abusives initiées contre ces salariés
protégés !).

La multiplication et la diversification des attaques à l’encontre de notre
organisation et de ses militants démontrent que la lutte syndicale dérange
un patronat bien décidé à profiter du contexte général actuel pour
intensifier encore plus sa politique de régression sociale.

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