SUD Rail

samedi 4 décembre 2004
mis à jour dimanche 5 décembre 2004

A la SNCF la répression syndicale est moins forte que dans d’autres entreprises. C’est dû à de fortes culture et présence syndicale. Par contre, dans le groupe SNCF Participations, où se trouvent l’ensemble des filiales et où le rapport de force des organisations syndicales est nettement moins conséquent, la répression syndicale existe.

La répression syndicale au sein de la SNCF a lieu essentiellement lors des grandes grèves et il est vrai que lors du conflit des retraites, la direction a été plus répressive qu’auparavant. Plusieurs militants syndicaux se sont vus convoqués par les commissariats suite à des plaintes déposés par la SNCF.

Envahissement de voie, blocage de lieu de travail, etc... sont le plus souvent les faits qui ont été reprochés. Des dirigeants SNCF dénonçaient aux huissiers les militants syndicaux présents sur « les lieux des délits ». Pour l’instant, les plaintes n’ont pas été instruites par les procureurs. En interne, certains militants ont été sanctionnés de 1 à 5 jours de mise à pied ferme.

Pour justifier ces sanctions, la direction a affirmé qu’elle voulait faire des exemples car elle ne tolérerait plus « les débordements » qu’il y aurait eu lors des conflits précédents.

Mais pourquoi y aurait-il moins de conflits, moins de « radicalité » dans les luttes alors que la dégradation des conditions de travail, la réduction des effectifs, les attaques permanentes contre l’unicité de la SNCF et la défense du service public, la privatisation, etc... au contraire se développent, justifiant une réponse des salariés à la hauteur des attaques !

Dans les filiales du groupe SNCF, la direction emploie la manière forte pour essayer d’empêcher le développement d’un syndicalisme de lutte.

Par exemple, au sein de VFI / Geodis (entreprise de transport) SUD-rail a désigné un délégué syndical qui a été immédiatement licencié.

Le directeur de l’entreprise a refusé de prendre la lettre recommandée venant de SUD Rail qui lui notifiait la nomination de monsieur Pinto Ferreira. Il lui a suffit de consulter les panneaux syndicaux ou la désignation était affiché (comme le demande la loi) pour être au courant.

Aussitôt, monsieur Pinto Ferreira a été convoqué, entendu et licencié cinq jours plus tard avec quatre pages d’accusations sur tout et n’importe quoi.

Une fois de plus, malgré une contestation tardive, le tribunal a donné raison à la direction de l’entreprise et retiré le mandat à monsieur Pinto Ferreira. Ce qui ferme la porte à une demande de réintégration pour le licenciement d’un salarié protégé.

D’autres cas de procédure de licenciement contre nos délégués sont aussi en cours dans des entreprises de sous traitance où SUD-rail syndique des salariés autres que les cheminots.

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