Soutien aux enseignants algériens

lundi 1er décembre 2003
mis à jour samedi 25 août 2007

Communiqué de presse

La Fédération des syndicats Sud Education dénonce énergiquement les mesures prises le 24 novembre
2003 par M. Ahmed OUYAHIA, chef du gouvernement algérien et par M. Boubekeur BENBOUZID,
ministre de l’éducation nationale algérien, à l’encontre des enseignant(e)s grévistes, professeur(e)s de
l’enseignement secondaire et technique, menacé(e)s de radiation pour fait de grève.

En choisissant délibérément les sanctions et la répression, après avoir refusé pendant deux mois d’ouvrir
des négociations avec les représentants des deux syndicats autonomes du CLA et du CNAPEST dans
lesquels l’écrasante majorité des enseignants du secondaire s’est reconnue en s’associant massivement à
leurs revendications, le gouvernement algérien porte toute la responsabilité du pourrissement du conflit
social et bafoue les règles élémentaires de la démocratie sociale en déclarant la grève « illégale », en
refusant de reconnaître la représentativité de ces deux syndicats alors que 90% des enseignants sont en
grève, et en exerçant des pressions inadmissibles sur les personnels en grève.

Aussi, la fédération des syndicats Sud Education, dans le prolongement de la motion d’actualité de
solidarité au CLA et au CNAPEST votée lors de son congrès à Lorient le 22 novembre 2003 :
- renouvelle son soutien entier aux enseignant(e)s en grève, au CLA et au CNAPEST.
- condamne les radiations des enseignants grévistes et toute forme de criminalisation de l’action
syndicale qui pourrait s’ensuivre.
- exige que les demandes d’agrément, bloquées depuis des mois par le ministère du travail algérien,
en violation des règles démocratiques du pluralisme syndical, permettent au CLA et au CNAPEST
d’exercer normalement les droits syndicaux, conformément à ce que prévoit la constitution
algérienne et la législation internationale du travail.
- demande que des négociations réelles soient enfin enclenchées par le gouvernement et des garanties
apportées tout au long du processus de sortie de crise, dans le respect de ses interlocuteurs issus du
mouvement de grève et mandatés par les assemblées générales des enseignant(e)s grévistes.
- appelle tous les syndicats européens de l’éducation et les associations algériennes à s’associer à la
campagne de mobilisation que nous lançons (rassemblements devant les ambassades et les consulats,
envoi de fax et de mails de protestation aux autorités algériennes) en soutien aux enseignant(e)s
algérien(ne)s.
- demande au gouvernement français de geler les accords de coopération en matière d’éducation s’il
s’avère que le gouvernement algérien met ses menaces à exécution, qui sont indignes d’un
gouvernement démocratique.

Saint Denis, le 1er décembre 2003.

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