Stop aux violences ! – Démission du Président d’« Université Côte d’Azur » !

Communiqué de SUD éducation Alpes-Maritime
vendredi 25 mai 2018

Intimidations, violences, menaces de mort, poursuites judiciaires, mensonges et calomnies, Ça suffit ! Nous demandons la démission de Jean-Marc Gambaudo.

Mercredi 16 mai 2018, des étudiant.e.s et militant.e.s du collectif Sauve Ta Fac 06 ont pris l’initiative d’investir le château de Valrose, siège de la direction de l’université. Ce haut-lieu de l’expérimentation de la casse de l’enseignement supérieur était dirigé par Frédérique Vidal jusqu’à sa nomination comme ministre de l’enseignement supérieur, de la rechercher et de l’innovation. Face à la non prise en compte des votes exprimés au Conseil Supérieur de l’Education, en Comité Technique et en Assemblée Générale, l’objectif de ces militant.e.s était simplement de rendre visibles les revendications du collectif :

• le retrait de la loi dite « Orientation et Réussite des Etudiants » (ORE)
• le réengagement financier de l’État dans l’Université publique
• la transformation des diplômes d’établissement IDEX payants (4000 € l’année) en masters nationaux aux frais d’inscription encadrés (256 € l’année)
• la redistribution du financement public de l’IDEX vers les diplômes nationaux
• une renégociation sur la mise en place de la RIFSEEP (individualisation et baisse des primes).

Les militant·e·s mobilisé.e.s s’étaient préalablement doté·e·s d’une charte d’occupation engageant au respect des biens et des personnes, afin de réaliser cette action dans un cadre responsable et non violent.

Contrairement à ce qui a été dit au départ par la gouvernance, ces personnes n’ont commis aucune effraction, dégradation ou agression.

Cependant, le président d’UCA et des membres de la gouvernance ont fait le choix de s’opposer physiquement, sortant ainsi de leur fonction. Les militant·e·s ont subi des violences physiques et verbales. Le président d’Université Côte d’Azur a proféré un « Toi là, si je te revois sur le campus, seul, t’es mort ! ».

Le Président d’UCA n’est pas inquiété alors que le militant ainsi agressé a été arrêté le 18 mai et a passé 48 heures en garde à vue avant d’être placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de s’approcher de tout établissement d’enseignement. Cette criminalisation de la mobilisation pacifique est insupportable.

Allons-nous accepter de vivre sous la menace permanente de poursuites, d’emprisonnement, de violences, alors que nous défendons les droits de l’ensemble de la société ? Nous demandons la démission du Président d’UCA.

Nice, le 24 mai 2018

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